L’adolescent dyslexique, comment l’aider


L’adolescence est une période compliquée pour un enfant. Encore plus s’il souffre de troubles dys.

 

 

J’ai l’habitude, d’aider les enfants de 6 à 10 ans. D’ailleurs si vous avez jeté un œil aux textes-jeux, et aux éphémérides, vous l’avez remarqué.

Dernièrement j’ai été confronté à un adolescent. C’est ce qui m’a inspiré cet article. Si vous êtes passé par là, comme moi , vous savez que l’adolescence, n’est pas une étape facile. Je reconnais volontiers, qu’avec notre fils, on ne s’en est pas trop mal tiré.


 

Pourquoi j’ai le sentiment que tout s’est bien passé ?

 

Nous avons du point de vue de sa scolarité, suivi ses envies.

C’est que nous avons du point de vue de sa scolarisation, suivi ses envies. La seule chose qu’on lui a imposée, c’est l’internat. Car le lycée était à près d’une centaine de kilomètres de la maison. Sans moyen de transport proche de chez nous.
Comme mon fils est malin, il s’était mis dans la tête, qu’il irait rejoindre le soir ses grands-parents qui demeuraient eux qu’à 15 kilomètres de l’établissement scolaire. Donc si l’internat n’a pas été une partie de plaisir pour lui. En revanche pour la première fois, il s’est réellement impliqué dans ses études, pour la première fois, je ressortais de rendez-vous parents profs, sans envie de meurtre, et encore plus fière de mon fils. Comme je vous l’expliquais dans l’article 5,5 façon d’aider son enfant dans son cursus scolaire sans devenir chèvre ! Cela n’a pas toujours été le cas. Si vous arrivez sur ce blog pour la première fois, grâce à cet article, je dois vous préciser, que, comme moi, mon fils souffre d’une grosse dysorthographie, mais si ma dyslexie est moindre, la sienne est tout aussi imposante que sa dysorthographie. Alors croyez-moi, les envies de meurtre face à certains professeurs, ont été nombreuses.

 

 

Passe ton bac d’abord.

nous avons du point de vue de sa scolarisation, suivi ses envies
Parfois le système scolaire “classique” n’est pas ce qui convient à votre enfant

 

 

Autant vous dire que lorsque l’on me demande comment aider efficacement un enfant adolescent qui rencontre des problèmes dans sa scolarité, je demande immédiatement quel âge à l’enfant.



Parce que parfois le système scolaire « classique », n’est pas ce qui convient le mieux à l’adolescent
. Comme pour notre fils qui a de lui-même choisi un bac pro. Puis une fois ce dernier passé et réussit en plus avec mention assez bien. Il ne se sentait pas la force de poursuivre ses études jusqu’en BTS. Il préférait faire un CAP. Alors que tout le monde autour de nous essayait de le décourager, son père et moi, l’avons laissé libre de ses choix. Pour finir, l’établissement où il s’est présenté, la immédiatement acceptée, mais lui a demandé, de revenir sur sa décision, concernant le CAP, par suite d’un entretien, ils l’ont inscrit pour un second bac pro. Comme il avait déjà réussi le général avec le précédent, qu’ils avaient pris en compte ses difficultés et ses peurs, il n’a pas eu besoin de repasser ses derniers, ce qui lui permettait pendant les heures des cours généraux, de réviser le programme professionnel. Il a ainsi obtenu son second BAC avec mention.

 

L’instruction est certes obligatoire jusqu’à 16 ans (et bientôt peut être plus, vu les réformes). Si l’enfant concerné n’a que 14 ans, il peut avoir une ambition autre que celle de ses parents, ou de l’Éducation nationale, peut-être rêve-t-il d’un métier manuel qu’il pourrait faire en alternance.
Malheureusement pour cela, il lui faudra encore attendre 1 an. Pour nous adulte cela paraît court.
Mais pour l’avoir vécue de près, en tant que multidys, un an dans de mauvaises conditions c’est un calvaire !

 

Avez-vous bien écouté votre enfant, avant de décider de l’aider ?

 

Donc la première question à vous poser, est : Avez-vous bien écouté les désirs de votre enfant ? La suivante et la plus importante encore, jusqu’à quel point, l’adolescent en question est motivé.

 


En d’autres termes, jusqu’à quel point il est utile de leur inculquer des connaissances en lecture, orthographe, des compétences élaborées en mathématiques, et est-ce que cela leur servira réellement dans la vie.


Au collège, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le système d’inconnues, je vous avoue avoir été tout autant larguée quelques années plus tard, lorsque mon fils les apprenait à son tour, et me demandait de l’aide pour réviser. Mais dans ma vie de tous les jours, cela ne me sert à rien. Si cela avait été le contraire, que pour une raison ou une autre, cette connaissance m’était nécessaire, j’aurai essayé par tous les moyens de les comprendre, et d’en apprendre les règles.

 

Par ailleurs, malgré mes problèmes de dyslexie, je suis une lectrice compulsive. Je ne retiens pas l’orthographe, ni la ponctuation, mais je dévore les livres. J’aurais aimé plus que tout transmettre ma passion à mon fils. Malheureusement alors que Flaubert, Hugo, et Troyat, m’ont suivi toute mon adolescence, mon fils s’est contenté de BD. Mais pour être chauffeur routier, et mécanicien poids lourds, ses deux formations, la littérature moderne ou classique, ne lui sont d’aucune utilité.

Je parle bien d’utilité, non de connaissances
générales. On rêve tous que notre enfant soit un puits de savoir. Qu’il réussisse, là, où nous avons échoué. Attention toute fois, à ne pas reporter vos rêves sur votre enfant.

Pour revenir à ma dysorthographie, j’avais bien évidemment des zéros en dictée. Tous s’accordaient à dire, que je ne ferais rien d’intéressant dans la vie. Dénigrant même certains métiers au passage. Mon père allait plus loin. “Tu ne pourras même pas balayer les rues, car, même pour ça maintenant il faut un bac !” Pour être blogueuse et info preneuse, il faut évidemment avoir quelques notions d’orthographe. Alors aussi incroyable que cela puisse paraître, ce que je n’ai pas pu apprendre sur les bancs de l’école, je l’apprends en aidant les autres, notamment grâce à ce blog.

 

Tel est pris qui croyait prendre

Le dyslexique est souvent un maître dans l’art de la dissimulation, jusqu’au jour où….

J’ai beau savoir, que les dyslexiques, sont des êtres hypers ingénieux, surtout à l’heure des nouvelles technologies. Qu’ils sont devenus au fil des années maître dans l’art de la dissimulation, afin de compenser leur(s) faiblesse(s). Je reste malgré tout surprise du nombre d’adolescents, voire d’étudiants, qui ont ainsi pu échapper à notre système éducatif.

Jusqu’au moment où cela ne suffit plus
. Qu’ils ne puissent plus faire semblant. Ils savent très bien ce que l’on attend d’eux, mais les compétences et les capacités nécessaires leur manquent. Ils ne peuvent donc pas mener à bien leurs tâches scolaires.



Pour l’adolescent, c’est incroyablement stressant et inquiétant.

 



L’adolescence n’est pas facile pour un enfant, et lorsque ce dernier souffre de dys, ça l’est encore moins.

 

 

 

Connaissez-vous les 7 clefs de l’adolescence ?

 

1. Les adolescents n’aiment pas se démarquer dans la foule. N’avez-vous jamais remarqué, ce phénomène étrange, les ados, sont tous habillés coiffés comme le reste de leur bande.

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2.
Les adolescents ne veulent pas paraître différents des autres. Si leurs amis, sont dans le bas du classement, en cours, il se peut très bien, que votre enfant, se laisse aller, pour ne pas paraître plus intelligent que ses amis. A l’inverse, s’ils ont des difficultés dans une matière, ils vont tout faire pour le cacher, doivent-ils pour cela faire le pitre en classe, ou être insolent. (Malheureusement il en va de même également pour la cigarette.)



3.
Les adolescents en général ne sont pas de bons gestionnaires de temps. Qu’ils souffrent de problèmes de dyslexie, ou non. 5 minutes, chez eux peut valoir 3 h. Ils ne sortent toujours que 5 minutes. Vous les appelez pour manger, ils vous répondent invariablement, j’arrive dans 5 minutes. Finalement ils arrivent un quart d’heure, voire une demi-heure plus tard, et encore, c’est parce que vous serez allé les chercher. Lorsqu’ils ont un devoir à faire, il se disent qu’ils sont large, pour finir par le faire en toute urgence, car finalement le temps leur a échappé, c’est encore plus vrai pour les dyslexiques.

 



4. Les adolescents sont souvent trop gênés pour demander de l’aide
. L’adolescence est une période bizarre, dans l’évolution de l’être humain. L’ado n’est plus tout à fait un enfant, mais n’est pas non plus un adulte. Il veut plus d’autonomie, alors le fait de devoir demander de l’aide, l’angoisse et le met mal à l’aise. Comme s’il avouait ainsi une faiblesse. Car quelque part il est tiraillé entre son envie d’indépendance et son besoin, de sentir qu’il est toujours “votre petit”.



5. Les adolescents manquent souvent de temps et ont de nombreuses heures supplémentaires de devoirs à faire
et d’activités extra-scolaires à compléter chaque semaine.



6.
Les adolescents qui ont des difficultés d’apprentissage auront souvent développé des stratégies pour cacher leurs difficultés, ce qui provoque souvent ; colère, indifférence, anxiété ou mauvais comportement.



7.
Pour un adolescent, avoir des amis est très important, souvent plus que de réussir à l’école. L’adolescent se déplace en meute.

 

 

Retenez bien ceci : Vos enfants savent très bien où sont leurs faiblesses d’apprentissages. Que ce soi l’orthographe, la ponctuation, les chiffres décimaux, la grammaire, l’anglais etc.

 



De même, eux seuls savent s’ils sont prêts à faire des efforts pour s’améliorer ou non.
Alors avant de vouloir à tout prix, les aider comprenez bien cela, car sinon vous ressemblerez à ce brave Don Quichotte qui se battait contre des moulins à vent. Il n’y a pas plus têtu qu’un adolescent. Comme le disait si bien mon mari, on ne saurait faire boire un âne s’il n’a pas soif.
Ils doivent vouloir s’améliorer où vous vous échinerez pour rien. Ce n’est donc pas à vous de décider à sa place, ce qui est bien ou non pour lui.

 

Alors aider ou ne pas aider ?

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Vous ne pourrez aider votre enfant que s’il le désire réellement

 


Telle est la question. Voici ce que je recommande toujours.


Il n’est jamais trop tard pour améliorer les compétences de votre ado. Bien entendu, les avantages à long terme seront considérables au fur et à mesure que votre enfant ou étudiant entrera dans l’âge adulte.


Mais cela ne doit pas être au détriment de leur vie d’adolescent. Rappelez-vous que ce n’est pas parce que votre enfant rencontre une difficulté, qu’il est moins intelligent que les autres. Dois-je vous rappeler que les dyslexiques, sont parfois, même plus intelligents, seulement ils résonnent différemment.


Même si on agit pour son bien, même si au départ votre enfant est prêt à y mettre du sien, si l’aide apportée, ressemble plus à une punition, vous risquez de voir votre ado se braquer, et s’en sera fini. Je conseille toujours aux parents d’aider leurs enfants à jouer à s’instruire.

Pour ça, ils ont un formidable outil à leur disposition, la technologie.

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La technologie, est l’alliée des ados, autant s’en servir.


Pour que cela ne ressemble pas à une punition, et que votre enfant ne se lasse pas, je vous recommande des sessions de 10 à 15 minutes par jour, si une séance quotidienne n’est vraiment pas envisageable, ne descendez pas en dessous de 3 à 4 fois par semaine.



Comment les aider en 10 à 15 minutes

– Vous pouvez les aider à la fluidité de la lecture grâce à la lecture orale. Je vous invite à (re)lire l’article 10-conseils-pour-aider-son-enfant-dyslexique-a-lire-avec-vous

En ce qui concerne l’orthographe vous avez le logiciel éducatif

Pour le calcul le logiciel éducatif l’aborde également, si votre enfant est passionné par tout ce qui est blogging et youtube, vous avez l’excellent blog de Romain Carpentier

Pour les langues étrangère, vous avez l’application Duolingo

 

Vous trouvez que votre enfant passe assez d’heure comme ça devant un écran ?

 

Ok, détournez ses intérêts. J’entends par là, apportez-lui des connaissances sur des sujets qui l’intéressent.

Il aime l’histoire ? Essayez de l’immerger dedans, pour une leçon de lecture, de math etc.



Par exemple
  : s’il se passionne pour la Seconde Guerre mondiale. Lisez ensemble le journal d’Anne Frank. Pensez à la BD, pour qu’il garde un condensé, qui sera peut-être plus facile pour lui de relire en cas de besoin. Pourquoi ne pas en profitez pour lui offrir un voyage linguistique, avec en prime la maison de la jeune juive.

 

Les comparaisons des divers chiffres de cette triste époque lui permettront de faire des calculs. Je me souviens qu’avec mon fils nous avions un jour évoqué Oradour-sur-glane, qui se trouvait non loin de chez nous. Nous avions alors joué, au jeu du “et si”.

Vous savez, vous vous dites, “et si” cela c’était passé de telle façon. exemple, si les Allemands avaient eu 5 minutes de retard, que ce serait-il passé ? Combien d’habitants auraient pu survivre, etc.

Mine de rien vous développez son imagination, son développement oral, et un peu de calcul, en incluant des chiffres.

 

Il aime les voyages ? un autre jeu, que nous adorions avec mon mari, et que mon fils a repris, avec sa copine, (je dois dire qu’en tant qu’aide-comptable, bizarrement ça ne l’intéresse pas). C’est le jeu issu des problèmes de math de notre enfance. “sachant que la famille Machin par de tels endroits, et va à tel autre, que M. Machin roule à 90 km /heure, (oui à l’époque, on avait encore le droit Winking smile ) combien de temps métra la famille machin pour y arriver. Mine de rien j’ai fait beaucoup de progrès en calcul mental, grâce à ce jeu. Et au Monopoly, mon mari était un collectionneur de ce jeu, nous en avons 22 en tout. Ça me fait penser que c’est un excellent jeu, ainsi que le scrabble pour les longues soirées d’été, entre copains, à condition toutefois, d’y inclure quelques gages. Sinon votre enfant risque de trouver cela ringard. C’est comme ça que je me suis retrouvée à minuit à traverser la cité où nous logions en imitant le cri du coq ! À Noël avec ma cousine, nous avons fait une partie de Scrabble avec pour règle d’écrire que des mots vulgaires, ce n’est peut-être pas très recommandable, mais on a bien rigolé.

Il aime le cinéma ? Tant mieux, comme tous les dyslexiques il a sûrement un problème de mémoire, vous pouvez l’aider à l’améliorer, en lui demandant qui a produit le film qu’il vient de voir, la musique, qui sont les acteurs. Vous pouvez même transformer cela en calcul, combien dur le film ? transformer les minutes en heures. Etc.

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La vie courante et les passions de nos enfants sont autant d’occasions de s’amuser à apprendre. Il n’y a de limite que votre imagination.



Votre adolescent, est sans doute comme tous les ados, il n’a plus deux mains, mais une main, et un smartphone greffé dans la seconde
. Il passe du temps sur les réseaux sociaux ?

Essayez de l’inciter à jouer au jeux débile de FB, je vous expliquais dans l’article “Dyscalculie onze signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille”, combien ces derniers m’aident avec ma dyscalculie.

 

Il est footballeur, ou sportif en général ? Encore mieux, dans n’importe quel sport, c’est très facile de trouver des mathématiques. Pour le Français, les médias se passionnent pour les célébrités. L’occasion de lire les articles de magazines.



La cuisine ?
idéal pour les conversions, et les fractions…

 

 



La vie courante et les passions de nos enfants sont autant d’occasions de s’amuser à apprendre. Il n’y a de limite que votre imagination.

 

Comment en tant que parents aidez-vous votre enfant à s’amuser à apprendre ?

Vous avez des trucs, des astuces différents des miens ?

Merci de prendre quelques secondes, afin de partager avec les autres parents d’enfant fantasdys votre expérience, là juste en dessous Winking smile

 

 

En attendant le prochain article, retrouvez moi sur

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