Le clan suspendu

L'avis de Mickaéline Le clan suspendu

Auteur : Etienne Guéreau

Genre : Contemporain, aventure

Edition : Denoël

Année d’édition :  août 2014

Pages : 467

Synopsis :

Un clan haut perché dans les bois. Un ennemi étrange. Seule une jeune fille osera désobéir afin d’échapper à son destin. Ismène vit parmi les siens, dans un village accroché à dix mètres de hauteur. Tous pratiquent des rites immuables et répètent inlassablement Antigone, la tragédie qu’il leur faut connaître sur le bout des doigts. Descendre leur est interdit, car en bas une créature sanguinaire massacre ceux qui s’aventurent sur son territoire… Quand le jeune Hémon décide de contester l’ordre établi, tout bascule. Pour fuir cet univers oppressant et comprendre le sens profond de la tradition qui leur a été inculquée, Ismène va devoir percer le secret qui menace son clan.

Mon avis :

Je remercie sincèrement les éditions Denoël ainsi que leur représentante Dana Burlac, pour leur confiance, en me permettant de découvrir cette formidable histoire en avant première.

 

Ismène et sa tribu vivent à 10 m de hauteur. Dans des arbres.

La promiscuité, leur impose des règles strictes. Pour cela, il répète une pièce que chaque occupant fini par connaître par cœur.

 Seules quelques personnes, soigneusement sélectionnées ont le droit de descendre, car au sol se trouve un prédateur effroyable ! Une ogresse sanguinaire.


Mais le confinement, n’a pas toujours que du bon, et le clan, jusque-là calme, et sécurisant, se voit la proie de rébellions et de chaos.

 Ismène arrivera-t-elle à faire revenir le calme ? Sera-t-elle à la hauteur, des attentes de ses congénères ? Qui pourra répondre à ses propres questions si l’ancien lui-même ne peut pas le faire ?

 

J’ai eu beaucoup de mal durant les 60 à 100 premières pages. 

L’auteur nous expliquant d’emblée les us et coutumes, de cet étrange peuple. ( mais je reconnais aussi, que le week-end, où je l’ai commencé, n’était pas le meilleur, donc mon ressenti peut-être perturbé.)


Puis l’intrigue prend son essor. On la suit à travers les yeux d’Ismène, jeune fille de douze ans.


On est captivé par l’histoire. Si bien que chaque fois, que j’aurai pu, ressentir une longueur, un détail, parfois insignifiant, relançait mon intérêt. L’envie de savoir, ce qui leur est arrivé, ce qu’il y a en bas, et comment tout cela, va finir, nous tient en haleine, jusqu’aux dernières lignes.

 


La plume de l’auteur, est agréable. Avec un vocabulaire riche, un vrai plaisir.

L’histoire est originale, et la conclusion si elle m’a perturbé au départ. Se révèle après réflexion, logique.

Côté personnage, j’ai beaucoup apprécié Ismène, agréable, et intelligente, qui se pose les bonnes questions, instinctives. Avec une logique, et un esprit de déduction, agréable à suivre.
Autre personnage ayant eu ma faveur, le doyen Claude. L’homme à l’origine de ce peuple vivant sur “le suspend“.
Bien évidemment, j’ai détesté Hémon.

Une superbe histoire. Avec un style agréable, une intrigue qui monte crescendo et nous tient en haleine. La fin bien que logique peu surprendre.

Pour aller plus loin :

À lire si : Si vous aimez les histoires originales, un brin philosophique,les livres bien écrit.

À évitez si  Vous n’aimez pas les longueurs, les dystopies.

 

Extrait

Et d’abord, tomber amoureux, est-ce que ça faisait mal ? Est-ce qu’on ne risquait pas de se casser une jambe ?

Ce qui n’était, en première instance, qu’un exercice de mémorisation, un jeu théâtral qu’accompagnaient un vocabulaire riche et toute une tradition perdue, se muait au fil des années en une réalité confuse. La frontière entre divinité imaginaires et dangers réels était devenue poreuse.

_ Aaaah ! Hurla-t-elle. C’est elle ! C’est la Bête… Elle m’a griffée ! Anne est venue, ça n’était pas un rêve ! C’était réel !

Pauline s’agenouilla et, sans hésitation, approcha sa tête du sexe de sa fille.

_ Mais…mais non ! dit-elle en se redressant. !tu viens d’avoir tes premières règles, voilà tout !

_ Mes règles ? balbutia la fillette.

_ Oui, c’est comme ça. C’est ce qu’on appelle la puberté.

Oui, deux vieux coq occupés à se plaindre et à refaire le monde, à évoquer le bon-vieux-temps. ( parce que hier, c’est toujours le bon vieux-temps. Surtout quand on commence à se déplumer et à scruter les poils blancs qui pullulent dans son caleçon)

 Avez-vous vu, vous le rapport avec Hunger Games, comme il est précisé, sur le bordereau du livre broché ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire 😉
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