Le petit chaperon rouge

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Le rendez-vous du jeudys, change de nom à la demande, d’un abonné. Sa suggestion étant, que ce rendez-vous tel qu’il est, permet à tous les enfants et adultes désirant apprendre notre langue, de les y aider.

Il devient donc Mickaéline en fait tout une histoire, si vous trouvez mieux, n’hésitez pas à me le dire. Comme vous voyez je suis à votre écoute. Smile

 

Cette semaine on joue avec la lettre R, et pour ceux qui veulent aller plus loin, vous avez le son ch Winking smile


Le petit chaperon rouge

 

Il était une fois une belle petite fille, aimée de tous ceux qui la voyaient, mais surtout de sa grand-mère, qui ne pouvait rien lui refuser.

Celle-ci lui offrit, un mignon petit chaperon en velours rouge, et, comme il lui allait très-bien, et qu’elle le portait tout le temps, on l’appela le petit Chaperon rouge.

 

Un jour sa mère lui dit :

– Viens voir, petit Chaperon, voici une galette et une bouteille de vin, porte-les à ta grand-mère ; elle est faible et malade, cela lui fera du bien. Mets-toi en route avant qu’il fasse trop chaud ; et, en chemin, ne t’attarde pas, ne cours pas à droite et à gauche ; autrement tu risques de tomber, et de casser la bouteille. Ta grand-mère n’aurait plus rien. Quand tu entreras dans sa chambre, n’oublie pas de dire bonjour, et ne commence pas par aller fureter dans tous les coins.

 

– Je suivrai bien ces recommandations, dit le petit Chaperon à sa mère, en l’embrassant.

 

Mais la grand-mère habitait dans les bois, à une demi-heure du village. Quand le petit Chaperon entra dans le bois, le loup vint à sa rencontre. Comme le petit chaperon rouge ignorait qu’il était méchant, elle n’en eut pas peur.

 

– Bonjour, petit Chaperon, dit-il.

– Bonjour, loup.

– Et où vas-tu de si bon matin, petit Chaperon rouge ?

Chez grand-mère

– Et que portes-tu sous ton tablier ?

– Du vin et une galette que nous avons cuite hier. La pauvre, est malade, ça la fortifiera un peu.

– Petit Chaperon, où habite ta grand-mère ?

– À 4 bon kilomètres, dans les bois ; sa maison est sous les trois grands chênes ; au bas sont les haies de coudres, tu vois où c’est ? dit le petit Chaperon.

Le loup pensait en lui-même : « Elle est jeune » elle est tendre, ce sera un bon morceau, bien meilleur que la vieille ; il faut m’y prendre adroitement pour les happer toutes les deux. »

Il chemina un instant près du petit Chaperon, et il lui dit :

– Petit Chaperon rouge, as-tu remarqué les belles fleurs ; pourquoi ne regardes-tu pas autour de toi ? N’entends-tu pas comme les oiseaux chantent bien ? Tu vas droit devant toi comme si tu allais à l’école, tandis que c’est si amusant de jouer dans le bois.

Le petit Chaperon rouge leva les yeux et, quand elle vit toutes les belles fleurs tout autour d’elle, et que les rayons du soleil dansaient çà et là à travers les branches, elle se dit : « je vais apporter à grand-mère un bouquet frchement cueilli, pour lui faire plaisir. Il est encore de bonne heure, j’arriverai à temps. »

Elle quitta le chemin pour entrer dans le fourré, et se mit à chercher des fleurs. Quand elle en avait cueilli une, il lui semblait que plus loin il y en avait une plus belle ; elle y courait et s’enfonçait de plus en plus dans le bois.

 

 

Pendant ce temps-là, le loup alla droit à la maison de la grand-mère. Il frappa à la porte.

– Qui est là ?

– Le petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et du vin. Ouvrez.

– Appuie seulement sur le loquet de la porte, elle s’ouvrira, cria la grand-mère, je suis si faible que je ne peux pas me lever.

 

Le loup pressa le loquet, la porte s’ouvrit, et le rusé animal, sans dire un mot, alla droit au lit de la grand-mère et l’avala. Puis il passa ses vêtements, mit son bonnet de nuit, se coucha dans le lit et ferma les rideaux.

 

 

Le petit Chaperon rouge avait continué sa cueillette de fleurs. Quand son bouquet fût tel qu’elle ne pouvait en porter davantage, elle repensa à sa grand-mère et se remit en route.

Elle s’étonna de trouver la porte ouverte. Lorsqu’elle entra dans la chambre, tout lui sembla si étrange, qu’elle se dit : « Ah ! mon Dieu, comme j’ai le cœur serré aujourd’hui, moi qui suis si heureuse ordinairement chez ma grand-mère. »

Elle dit bonjour, mais ne reçut pas de réponse. Elle alla vers le lit et ouvrit les rideaux. La grand-mère était couchée, les draps rabattus sur sa figure, et elle avait l’air tout drôle.

 

– Eh ! grand-mère, que vous avez de grandes oreilles !

– C’est pour mieux t’entendre, mon enfant.

– Eh ! grand-mère, que vous avez de grands yeux !

– C’est pour mieux te voir, mon enfant.

– Eh ! grand-mère, que vous avez de grandes mains !

– C’est pour mieux te tenir dans mes bras, mon enfant.

– Eh ! grand-mère, que vous avez de grandes dents !

– C’est pour mieux te manger.

 

En disant ces mots, le loup sauta du lit et goba le pauvre petit Chaperon rouge.

Lorsque le loup eut apaisé son vorace appétit, il se recoucha, s’endormit et se mit à ronfler très fort.

 

Le chasseur qui passait par là ; pensa : « Comme la vieille ronfle ! Voyons si elle n’a besoin de rien. »

Il entra dans la chambre et, s’approchant du lit, il vit que le loup y était couché.

– Te voilà enfin, dit-il, vilain loup ! il y a longtemps que je te cherche.

Il allait mettre en joue sa carabine, quand il songea que le loup pourrait bien avoir mangé la grand-mère, peut-être arriverait-il a temps pour la sauver.

Au lieu de faire feu, il prit des ciseaux et commença à couper le ventre au loup endormi. Après qu’il eut donné deux coups de ciseaux, il vit briller le petit Chaperon rouge ; deux nouveaux coups, et la fillette sauta dehors en s’écriant :

 

– Ah ! quelle peur j’ai eue ! comme il faisait noir dans le corps du loup !

 

Puis vint la vieille la grand-mère encore vivante, mais à peine pouvait-elle respirer.

 

Le petit Chaperon rouge ramassa vite de grosses pierres, et ils en remplirent le ventre du loup. Quand ce dernier s’éveilla, il voulut sauter à bas du lit ; mais les pierres étaient si lourdes qu’aussitôt il retomba : il était mort.

 

 

Tous trois furent bien contents ; le chasseur prit la peau du loup et l’emporta ; la grand-mère mangea la galette et but le vin que le petit Chaperon avait apportés, et elle retrouva ses forces ; et le petit Chaperon rouge se dit : « Que plus jamais, il ne quitterait sa route pour courir dans le bois, quand sa mère le lui aura défendu. »

 

 

On raconte aussi qu’une fois que le petit Chaperon rouge portait à sa mère-grand une autre galette, un autre loup lui parla et chercha à la détourner de son chemin. Le petit Chaperon rouge se garda bien de l’écouter. Elle suivit sa route tout droit et dit à sa grand-mère qu’elle avait rencontré le loup, qui lui avait souhaité le bonjour, mais qui l’avait regardée avec des yeux terribles.

 

– Si ce n’avait été sur le grand chemin, il m’aurait mangée.

– Viens, dit la mère-grand, nous allons fermer la porte, de peur qu’il n’entre.

Bientôt le loup frappa en criant :

 

– Ouvrez, grand-mère, je suis le petit Chaperon rouge, et je vous apporte une galette.

 

Elles se turent et n’ouvrirent pas. La tête grise rôda quelque temps autour de la maison et finit par sauter sur le toit. Il voulait y attendre le départ du petit Chaperon rouge ; il l’aurait suivie et mangée dans l’ombre.

 

Mais la grand-mère comprit ce qu’il avait derrière la tête. Comme il y avait devant la maison une grande auge de pierre, elle dit à la petite fille :

– Prends le seau, petit Chaperon rouge ; hier j’ai fait cuire des saucisses, va verser dans l’auge l’eau où elles ont cuit.

 

Le petit Chaperon rouge versa tant d’eau que la grande auge en fut pleine. L’odeur des saucisses montait au nez du loup ; il reniflait et regardait en bas. Enfin il allongea tant le cou qu’il ne put se tenir et commença de glisser. Il glissa si vite du toit, qu’il tomba dans la grande auge et s’y noya.

 

Le petit Chaperon retourna joyeuse chez elle, et personne ne lui fit de mal.

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Paulette la poule pondeuse, veut partir du poulailler pour voir du pays.

 

PLACE AUX JEUX

 

COMPRÉHENSION DE TEXTE :

 

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COLORIAGE :

 

le-petit-chaperon-rouge-clore-d-après-modèle

 

le-petit-chaperon-rouge-barre-lettre-majuscule-et-minuscule

MESSAGE CODÉ

 

le-petit-chaperon-message-codé

 

 

Pour enrichir ta collection, voici ta sixième carte alphabétique. Comme les autres fois, tu peux l’imprimer pour t’en faire un marque page, ou la coller sur un grand tableau qui réunira toutes tes cartes. Tu es nouveau ici et tu ne sais pas où trouver les cartes ? Tu peux jouer et télécharger la carte de la lettre A, ici, Là tu auras celle de la lettre P, Ici la lettre C, la lettre T se trouve ici, la lettre F là.

 

carte-abécédaire-à-collectionner-lettre-R

 

Rendez-vous la semaine prochaine, pour un nouveau texte et ses jeux. J’espère que vous prendrez plaisir à jouer avec la lettre R. Tout comme j’en ai eu, à vous préparer cet article.

N’oubliez pas de partager, l’article, pour aider ainsi d’autres fantasdys.

Comme à chaque fois, vous avez la possibilité de télécharger en PDF le texte en version syllabique, retrouve également ton jeu de mémory et pleins d’autres surprises.

 

Et vous, que lisez-vous ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire. Trop timide, pour écrire, faites un petit partage, ça me fera tout aussi plaisir.

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