Le temps supplémentaire accordé aux enfants dyslexiques est-il nécessaire

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A mon époque il était hors de question que l’enfant Dys bénéficie de temps supplémentaire. Mieux on ne parlait pas de dyslexie, mais on disait que l’élève en question était fainéant.

Je discutais l’autre jour avec une maman, dont le fils est multi-dys, se dernier venait de passer son brevet blanc. Devinez quoi ? Son collège n’a pas accepté ce supplément de temps.

Tout comme la mère j’ai trouvé cela vraiment injuste, d’autant plus que pour le directeur de l’établissement cela ne servirait à rien.

Pourtant c’est un fait avéré, les étudiants DYS ont besoin de plus de temps. En leur donnant cette simple chose, vous leur permettez d’accroître leur moyenne. Le problème ne se situe pas à leur connaissance, mais à leur organisation, au temps qu’il leur faut pour mettre tout sur le papier. C’est souvent pour ça qu’ils sont meilleurs dans les épreuves orales.

Quoi qu’il en soit cette conversation m’a rappelé un article que j’avais lu quelques mois plus tôt. Enfin lu, eu du mal à lire, car il est en anglais. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les traducteurs automatiques doivent être dyslexique, car il faudrait généralement un traducteur pour comprendre la traduction.

Alors je me suis rapprochée d’une amie anglaise vivant près de chez moi. Entre son “Franglais” et mon “Anglo franc”, nous avons traduit le début du PDF, mais au moment des termes pharmaceutiques nous n’étions pas certaines des traductions, c’est alors qu’elle m’a demandé, pourquoi je ne vous parlerais pas plutôt de l’histoire de Allison Schartz. Voici donc son histoire, avec le début du PDF.

 

Comment le temps passé sur les tests peu aider à s’améliorer

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Allison Schwartz lors de sa remise de diplôme à l’université de Columbia, où elle a obtenu sa maîtrise
“L’apprentissage n’est pas un jeu avec des règles définies. Vous pouvez prendre n’importe quel chemin pour atteindre la ligne d’arrivée”

Ce cauchemar peu vous sembler familier.

Vous entrez en salle d’examen. Vous vous asseyez. Vous regardez les feuilles de papier devant vous, pendant ce temps les gens autour de vous gribouillent des réponses à des questions auxquelles vous-même ne savez pas comment répondre. Non seulement vous entendez leurs stylos frotter sur le papier, mais vous entendez le compte à rebours. Quand enfin ce qui vous semble une éternité est passée, l’enseignant annonce qu’il est l’heure. Vous lui remettez votre feuille. Elle n’est pas tout à fait blanche, mais c’est comme si elle l’était. La panique s’installe. Rassurez vous, vous pouvez vous réveiller de ce cauchemar, il vous a été bénéfique la prochaine fois vous serez prêt et vous pourrez répondre aux questions. Nous appellerons ce scénario le cauchemar numéro 1

 

Maintenant imaginez que vous entriez dans la salle d’examen, en connaissant toutes les réponses, mais en sachant pertinemment que vous ne pourrez pas finir à temps.

Plutôt que de passer du temps sur toutes les questions, essayez de définir celles, auxquelles vous pouvez répondre en un minimum de temps, en relisant chaque question à plusieurs reprises.

Dans ce scénario , que nous appellerons “Scénario de cauchemar n°2”, vous êtes également dyslexique. Ainsi, non seulement vous devez décoder les symboles sur la feuille, mais vous devez en plus, vous contrôler pour ne pas paniquer fasse à la charge de travail. Puisque pour le même temps que les autres, vous devez déchiffrer les questions, puis y répondre. Vous n’êtes assurément pas un robot capable de déchiffrer sans pression, vous prenez donc un peu plus de temps que d’habitude pour traduire les mots du questionnaire. Au moment où vous avez enfin compris les questions et repéré celles auxquelles vous pouvez répondre le plus rapidement, il ne vous reste plus que la moitié du temps imparti. Même si vous connaissez l’intégralité des réponses, ou bien même plus de la moitié, vous n’aurez de toute manière pas le temps de répondre à toutes les questions de l’examen. Vous vous lancez frustré. Vous avez étudiez aussi consciencieusement que les autres peut-être même plus, et vous commencez à vous rendre compte que peu importe le temps que vous y consacrerez, vous ne pourrez jamais être prêt. Même si vous aviez appris tout le manuel, de toute manière vous n’auriez jamais assez de temps pour y répondre correctement.

A ce stade imaginez que ce scénario cauchemardesque se reproduise encore et encore.

Vous pouvez constater qu’aucun temps supplémentaire, sur le cauchemar n°1 n’aurait pu vous aider. Si vous ne connaissez pas le contenu, vous ne pouvez pas répondre aux questions quel que soit le temps dont vous disposez. Hors bien souvent les enseignants, les étudiants, l’inspection académique, et les recruteurs, n’imaginent même pas qu’un simple temps supplémentaire pourrait être la meilleure des solutions pour le scénario cauchemardesque n°2

 

“Plus de temps, ce n’était pas la solution idéale, mais grâce à cela, j’ai vu ma confiance en moi s’améliorer, en même temps que mon travail scolaire”

 

En tant que dyslexique, chaque fois que je passais un test chronométré, je rencontrais le scénario cauchemardesque n°2. Heureusement j’avais un enseignant de quatrième année qui voyait les choses différemment. Elle a remarqué, une différence notable entre les fois, où elle m’interrogeait oralement et les tests écrits.

Si cette enseignante de quatrième année, ne m’avait pas encouragé à prendre plus de temps lors de mes tests, mon estime de moi arrivée au lycée aurait sans doute été nulle. Car après chaque tests, où je n’avais pu répondre qu’à la moitié des questions, je me mettais dans une période de doute sans fin. Je pense que mes résultats auraient scellé mon destin. J’aurais abandonné mes études et même négligé mes devoirs. Je doute que j’aurais obtenu un quelconque diplôme et encore moins dans cette prestigieuse université. (Allison Schwartz est diplômée de l’Université de Columbia, où elle a obtenu une maîtrise.)

 

Heureusement j’ai pu bénéficier de plus de temps. Lors de ma quatrième année, mais également tout au long de ma scolarité. Cependant bénéficier de plus de temps, ne voulait pas dire que j’étais devenue une super étudiante, qui ne se trompait plus, qui réussissait à coup sûre ses interrogations. Oui, le temps supplémentaire m’a été utile. Il m’a permis de lire toutes les questions d’un test et de pouvoir répondre à celles que je pouvais. Malheureusement jamais il ne m’a permis de répondre aux questions dont je ne connaissais tout simplement pas la réponse, même si on m’avait permis de rester là pendant 2 jours. Plus de temps, ce n’était pas la solution idéale, mais grâce à cela, j’ai vu ma confiance en moi s’améliorer, en même temps que mon travail scolaire.

 

“ L’apprentissage n’est pas un jeu avec des règles bien définies. Vous pouvez prendre n’importe quel chemin pour atteindre la ligne d’arrivée.”

 

Je suis passée du pire groupe de lecture au meilleur groupe. Je ne vais pas vous mentir, de gravir ces groupes a boosté mon adrénaline. Mais les groupes de lecture se termine au lycée.

Malheureusement c’est également au lycée que naisse les petits comportements mesquins et les étiquettes. Aussi mon ego en prit il un coup lors de ma première année universitaire, lorsque j’ai eu l’étiquette “obtenir plus de temps”. D’un coup cela prit plus d’importance.

Bien que j’ai toujours été acceptée en classe je ne voulais pas que l’on me catalogue comme “ces personnes”. “Les handicapés” ou les personnes qui avaient tellement de problèmes qu’on les installaient dans des classes à part afin de passer les tests.

On ne m’a pas repéré comme dyslexique avant mes 20 ans. Pourtant je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez moi, suite aux “tests spéciaux” que l’on m’a fait subir dès la maternelle. Sans diagnostique officiel je n’avais aucun moyen de parler de mes problèmes scolaires. Un jour mon ami est venu vers moi pendant un test de calcul, il m’a dit :

“Quoi ? Tu n’a pas besoin de temps supplémentaire pour ce test. Tu es intelligente. Pourquoi en aurais-tu besoin ?” Aucune réponse spirituelle ne m’est venue. Je n’ai même pas pensé dire que c’était une autre fille qui en avait besoin. Au lycée tout le monde a des étiquettes, devais-je vraiment ajouter aux miennes “Fille qui a des besoins spéciaux” ?

Evidemment lorsque j’ai commencé mes études, je voulais repartir de zéro et ne pas garder cette étiquette de “besoins spéciaux”. Après avoir rater un examen de mathématique, et une dissertation en histoire (alors que j’ai toujours été douée dans cette matière), j’ai vite réalisé que je me moquais de cette étiquette.

Comme j’ai eu la chance, au collège de passer des examens avec un temps imposé et ensuite avec un supplément de temps. Je peux clairement voir comment aborder un examens et pourquoi j’ai besoin de plus de temps.

Quand j’ai refusé le temps supplémentaire, je n’ai pas pris le temps de lire plusieurs fois les questions, je me suis précipitées, sans prendre le temps de revenir en arrière afin de vérifier que je n’avais pas inversé des chiffres. Pour les essais en classe, je sautais de question en question, comme une souris névrosée qui se jette sur les murs pour s’échapper. Je ne prenais pas le temps de lire attentivement les questions, de vérifier si mes réponses répondaient aux attentent. Ni si ce que j’écrivais reflétait bien mes pensées.

 

“Mes notes se sont considérablement améliorées. Bien sûr, ce n’était pas uniquement dû au fait que j’avais du temps supplémentaire. Mais également parce que je travaillais deux heures de plus mes maths avec mon prof. Ainsi que plusieurs heures en histoire afin de préparer ensemble mon examen.”

 

S’assurer que vous écrivez bien ce que vous pensez, est énorme pour les dyslexiques. Lorsqu’ils écrivent ils mettent parfois des mots qui n’ont aucun sens, mais qui ressemblent à un mot qu’ils veulent utiliser. Ou bien leur tournure grammaticale s’apparente à du Persan. Pour ceux qui ne lisent pas le Persan, ou le “dyslexique”, le persan est écrit dans le sens opposé de l’anglais et le verbe se trouve en fin de phrase. La grammaire Persane est flexible, tout comme celle du dyslexique, alors que la grammaire Anglaise pas tellement. C’est pour ça que les dyslexiques doivent s’assurer qu’ils ont bien structurés leurs idées. Avec une contrainte de temps réduite cette tâche est quasi impossible pour les dyslexiques.

N’ayant pas encore totalement acquis ces notions, j’ai classé le travail à effectuer afin d’économiser du temps. Bien sûr, ce n’était pas uniquement dû au fait que j’avais du temps supplémentaire. Mais également parce que je travaillais deux heures de plus mes maths avec mon prof. Ainsi que plusieurs heures en histoire afin de préparer ensemble mon examen. Souvenez vous du deuxième scénario de cauchemar, lorsque je n’avais pas eu le temps de finir l’examen, je croyais vraiment que j’étais une étudiante de classe F. Lorsque j’ai eu plus de temps, même avant les heures supplémentaires de révisions, j’ai constaté de petites améliorations. Cela m’a encouragé, je me disais “Si j’ai pu obtenir un B, pourquoi ne pas obtenir un A ?” Gardez-vous de prendre ce supplément d’heure si vous n’êtes pas prêt. Car il ne fera pas de vous un super héros, vous ne résoudrez pas vos exercices de mathématiques d’un claquement de doigts. Croyez-moi, lorsque j’avais une rallonge de temps et que je ne connaissais pas le résultat, j’aurais aimé abréger et avoir la même heure que les autres. Croyez-moi, lorsque vous avez un examen de trois heures, où vous ne faites que vous répéter que, vous auriez dû apprendre tels ou tels cours, ce n’est vraiment pas amusant. Si vous ne me croyez pas repensez au premier scénario de cauchemar, dans lequel vous vous présentez au test sans aucune préparation, à l’exception du fait que l’horloge ne s’arrête jamais. Imaginez que l’horloge ne s’arrête jamais. ça se serait un vrai cauchemar.

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Bien que le temps supplémentaire pour passé les tests ait augmenté ma confiance en moi, je craignais toujours que mes professeurs ne me voient comme “différente”. C’était encore bien pire d’être considéré comme “différente” par un garçon de 16 ans, qui ne faisait pas mieux que vous, même si on lui aurait donné 24 h de plus. Je m’approchais discrètement des professeurs après les cours afin de leur demander une prolongation. A ma grande surprise, je n’ai jamais rencontré de professeur qui m’empêche de demander plus de temps. Au lieu de cela j’obtenais des réponses du type “Ne t’inquiète pas Allison. Mon fils aussi a bénéficié de temps supplémentaire, j’y crois pleinement, de plus je ne crois pas au système de chronométrage.” Un autre professeur m’a demandé une preuve écrite, me demandant si c’était médical, je lui ai dit oui, et transmis les documents. Au vu de mes résultats dans son cours, il m’a même fait une excellente  recommandation pour que je puisse poursuivre mes études supérieures. Clairement, mes besoins “spéciaux”, ne l’avait pas empêché de reconnaître mes capacité académiques et mon intelligence.

“ Le temps supplémentaire ne fera pas de vous un super-héros, qui réussira ses examens en un claquement de doigts. Sois vous connaissez vos leçons soit vous ne les connaissez pas.”

 

J’ai deux grands regrets pour l’université, qui n’ont rien à voir avec des fêtes ou à ma vie amoureuse. Le premier regret : ne pas avoir demandé de temps supplémentaire plus tôt. Au lieu de montrer de quoi j’étais capable, j’ai permis à mon insécurité de prendre le dessus, ce qui m’a valu une mauvaise moyenne. Le deuxième regret : laisser les étiquettes dicter ma perception de moi-même. Au lieu de me demander comment retenir et travailler mes cours, je m’inquiétais de savoir ce que les autres pensaient de moi. Je me suis aussi permise de me rabaisser à cause de ces étiquettes. “Différente” ne signifie pas inférieure. J’aurais dû voir que mes capacités d’apprentissages demandaient juste que je m’y prenne différemment et non que cela voulais dire que j’étais inférieure. En réalité certaines de mes meilleures idées sont venues de questions exposées différemment. J’entends souvent dire que les personnes qui ont décidé de faire les choses différemment ont fait certaines des grandes découvertes. Je veux dire par là que vous ne pouvez pas créer de révolutions ou provoquer des changements radicaux en procédant sans arrêt de la même manière.

““Différente” ne signifie pas inférieure. J’aurais dû voir que mes capacités d’apprentissages demandaient juste que je m’y prenne différemment et non que cela voulais dire que j’étais inférieure. En réalité certaines de mes meilleures idées sont venues de réponses exposées différemment."

Bien sûr, je ne pouvais pas m’en rendre compte, avant d’avoir commencé à obtenir de meilleurs résultats grâce au temps supplémentaires lors des épreuves. J’ai commencé à prendre les examens plus aux sérieux ainsi que mes révisions. Une fois que je me suis rendue compte que je pouvais avoir de bonnes notes aux examens, je voulais continuer à en avoir. Cela signifiait changer mes habitudes d’étude, ce qui signifiait que je faisais plus attention aux documents. J’ai soudain eu conscience de l’intérêt des cours. Cela a impressionné mes professeurs, encore plus que les chiffres en haut des feuilles.

J’ai également arrêté de m’inquiéter du regard des autres. Au lieu de cela je me suis concentré sur la façon dont je voulais être vu. Quand je faisais une erreur de grammaire ou que je devais relire des choses, je savais que c’était comme ça qu’il me fallait faire. Chacun à son propre processus. Personne ne devrait avoir honte d’avoir un processus de fonctionnement. Même les athlètes ont une routine avant de se lever ou de monter sur les blocs. Mais heureusement l’école n’est pas une course. L’apprentissage n’est pas un jeu avec des règles bien définies. Vous pouvez prendre n’importe quel chemin pour atteindre la ligne d’arrivée. Il n’y a pas de règles exigeant que vous appreniez de telle ou telle façon. Vous devrez peut-être courir vers le nord. La bonne nouvelle est que vous allez l’apprendre. Si vous avez suffisamment de temps, vous pourriez même l’apprendre et atteindre la ligne d’arrivée.

 

J’espère que ce beau témoignage vous aidera à mieux comprendre votre enfant, votre élève dyslexique, si vous êtes meilleure que moi en Anglais retrouvez la version originale sur le cite www.dyslexia.yale.edu nous l’avons traduit mon amie et moi de notre mieux. J’ai laissé un maximum le texte tel qu’il est présenté. Cependant je me suis permise de souligner en gras les parties qui me semblaient les plus importantes.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  5,5 Façons d'aider son enfant dys, dans son cursus scolaire, sans devenir chèvre !

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3 réflexions sur « Le temps supplémentaire accordé aux enfants dyslexiques est-il nécessaire »

  1. Le mieux c’est de traiter LA cause de la dys. Ça simplifie tout.
    La cause est connue depuis plus de 160 ans, c’est l’hétérophorie,
    un discret trouble de la vision binoculaire découvert par
    le Dr Hermann von Helmholtz.
    Quand le problème de l’hétérophorie d’un dyslexique est traité,
    il éclate de rire et lit, à toute vitesse le n°2 sur l’échelle Parinaud
    (échelle qui sert à évaluer la capacité de lecture, qui fut créée par
    le Dr Henri Parinaud, médecin ophtalmologue, entre 1880 et 1890)
    lors de la consultation.
    Nul besoin de séances à répétitions.
    La dys est un problème médical, ophtalmologique.
    Des dys qui cessent, définitivement, d’être dys il y en a.

    1. Je suis d’accord avec ces études, j’en ai moi-même parlé dans un article. Là où je ne suis pas d’accord c’est de considérer la dyslexie comme une maladie. Cependant on peut très bien vivre avec. Et quand on accepte sa différence on peut même avoir une vie géniale. Je sais de quoi je parle étant moi-même multi Dys,et lectrice boulimique. En tant que coach en bien être pour les DYS j’ai vu des enfants (et leurs parents ) reprendre confiance en eux, dès l’instant où ils ont compris qu’ils n’avaient aucun dysfonctionnement du cerveau, cette confiance leurs a permis de voir leur moyenne s’améliorer. Il faudrait peut-être qu’on arrête de considérer la dyslexie comme une maladie, et les DYS comme des cobayes. Mais plus que tout arrêter de leur faire croire que ça se guéri.

      1. La myopie n’est pas une maladie et pourtant on parvient à améliorer l’état de la majorité des myopes avec des lunettes adaptées. Ce serait fort dommage de laisser les myopes sans lunettes, n’est pas?
        La dyslexie n’est pas une maladie. C’est juste une DES conséquences d’une mauvaise vision binoculaire.
        C’est un peu la même situation avec la myopie.

        Quand un enfant ne parvient pas à lire ce qui est écrit au tableau de nombreuses personnes pensent à un problème de vue. Normal.
        Par contre quand un enfant à du mal à lire un livre, à écrire, ou à faire les nœuds de ses lacets ou à découper une feuille de papier en suivant une ligne peu de personnes pensent à un problème de vue. Or ces activités sont difficilement faisables si vos yeux font du “séparatisme”. La vision de près nécessite beaucoup plus de précision binoculaire que pour regarder un paysage. Alors que la vision binoculaire va jusqu’à 62°, la reconnaissance des mots ne peut se faire que dans un angle aigu de 10 à 20°.
        Vous ne parlez que de tentatives de compensations de handicap et non du traitement de la cause qui est l’hétérophorie.
        En traitant l’hétérophorie des dys sortent de la dys.
        Il ne s’agit pas d’une Nième hypothèse : il y a des milliers de cas cliniques en France.

        Comme vous, je suis dys et, en plus, il y a de nombreux dys dans ma famille (on a du choix: dyslexiques, dyscalculiques, dyspraxiques, etc). Un constat: tous les dys de la famille sont bien hétérophoriques mais traités depuis quelques dizaines d’années. Nous sommes très bien placés pour savoir que c’est beaucoup plus efficace que les tentatives de compensation de handicap (et bien moins coûteux). Une enfant de la famille, très bien partie pour être dyslexique (aucun doute possible quant au diagnostic) a été sauvée, définitivement. Diagnostiquée à 4 ans elle a actuellement 23 ans et fait un Master.

        Vous faites très bien de dire aux dys que la cause de leurs problèmes ne vient pas de leur cerveau.
        Vous pouvez leur dire que cela vient de leurs yeux.

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