Les capacités(ou fonctions) cognitives, késako ?

capacités-cognitives

 

 

 

Une fois de plus, lorsque l’on parle de dyslexie, il nous faut avant tout comprendre ce que sont les capacités, ou fonctions cognitives, et pourquoi les troubles dys, les affectent.


Tous les jours, nous pensons, nous parlons, nous bougeons, etc. Tout ça grâce à notre cerveau. Sans même que nous, nous en rendions compte.
C’est également ces fonctions qui nous permettent d’apprendre et de raisonner. Elles représentent donc les différents “modes de pensée humaines”


On en dénombre 6 :

 

1) La perception :

elle me permet de reconnaître de voir, et donc d’associer ce qui a un sens pour moi.


•Les capacités de reconnaissance sont soit sensorielle ( la vue, l’audition, le toucher, le goût, l’odorat)


•soit il s’agit de repérage dans l’espace-temps, soit de notre propre corps (où suis-je, quelles sont les parties de mon corps Sourire clignotant

 

2) L’attention :

Il s’agit d’une fonction cognitive très complexe, et j’avoue que je m’y suis perdue plus d’une fois. Pour résumé l’attention réagie soit à une source extérieure (son, image, odeur, etc.) soit à un stimulus intérieur, comme la pensée. Elle mobilise tous les sens, afin d’être en “état de conscience” face à ces sources.

 

 

 

3) La mémoire :

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous définir la mémoire, je pense que tout le monde sait qu’elle sert à enregistrer, et retrouver des informations. Que ce soit à cours, moyen, ou long terme.
Oui, mais,( “les ouis, mais”, c’est comme les exceptions, il y en a toujours un). Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il existe deux sortes de mémoires.

 

 

•La mémoire explicite :
aime l’exactitude, c’est celle qui se souvient des événements exacts, elle contrôle les gestes. Elle permet également d’expliquer et de transmettre les connaissances. (c’est donc celle que j’essaie de faire travailler pour vous, à travers cet article, et ce blog Sourire clignotant)

 

La mémoire explicite, se découpe également en deux, donnant d’une part la mémoire sémantique, et d’autre part la mémoire épisodique.



– La mémoire sémantique :
elle s’intéresse, au sens des choses, nous donne nos connaissances sur le monde, eh oui, c’est elle qui est responsable des mots et de la richesse de notre vocabulaire.



– La mémoire épisodique :
s’intéresse quant à elle, à nos souvenirs personnels, de notre histoire, de sa chronologie, les contextes affectifs et émotionnels qui permettent de retranscrire cette dernière. Vous l’aurez compris, son job, à elle, c’est les repères temporels et les sensations.

 

  • La mémoire implicite : elle permet de mémoriser les acquis, les compétences et l’inconscience.


On a déjà vu, des amnésiques souffrant d’amnésie partielle, continuer leur routine, se brosser les dents, se coiffer dès le lever du lit, car la mémoire implicite n’était pas touchée, et leur permettait inconsciemment de retrouver ces gestes rassurants. Elle leur permet également de communiquer, puisque instinctivement, ils continuent de parler dans leur langue maternelle.

 

C’est également à elle qu’il faudrait botter les fesses en cas de problème d’apprentissage, et de mémorisation. D’ailleurs puisqu’on en parle, je devrais avoir une petite discussion avec la mienne. Qui se comporte souvent comme si elle appartenait à un poisson rouge. Sourire avec la langue

 

4) La motricité :

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Troubles neurologiques

La capacité à pratiquer “une activité” on parle également de praxie.


La motricité est l’ensemble des gestes que nous effectuons au quotidien. Toutes les actions motrices que nous coordonnons afin de nous brosser les dents et les cheveux pour reprendre les exemples de tout à l’heure. Mais également de mettre nos chaussures, de nous habiller de manière générale. De nous déplacer, à pied, à cheval ou en voiture…


Ça ne vous rappelle rien . Eh oui, c’est la responsable de la dyspraxie, je me demande si je devrais pas, là encore, avoir une petite discussion avec la mienne. Non parce que c’est pas pour dire, mais je suis un véritable Gaston Lagaffe en jupons !

 

 

5) Le langage encore appelé phasie.

Là encore je ne vais pas vous faire un dessin, je pense que vous avez compris qu’il s’agit de notre capacité à communiquer, (parler, entendre, décodé, et comprendre).

C’est cette capacité qui enquiquine les dysphasiques.

 

 

6) le raisonnement :


en fait il serait faux de penser, qu’il n’y a qu’un seul raisonnement. On en démontre plusieurs, que l’on appelle également fonctions exécutives. Oui, je sais, pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquer.



Tous ces raisonnements, servent à nous adapter au fur et à mesure des variations de notre environnement.


Je dois retenir l’adresse de ma résidence, mon numéro de téléphone, mon numéro de compte en banque, (etc.) .


Je suis sur le point de traverser la route, mais un chauffard déboule comme un fou, je me retiens donc au dernier moment.

Je marche sur le trottoir tranquillement, lorsqu’un chauffard (oui, encore un) s’amuse à rouler dans une flaque afin que je sois mouillée. Pas de chance pour lui, j’ai eu le temps de me mettre plus en retrait (et toc, bien fait) …


Je suis en pleine interro surprise, je reste volontairement concentré dessus, au lieu de penser à ce que je ferais pendant les vacances.


Mon boss m’a donné un travail urgent à finir alors que c’était l’heure de partir, je mobilise toute mon attention dessus, afin de terminer. Au lieu de songer à la glace à l’Italienne que je voulais m’acheter en sortant de bonne heure.
Etc., etc.

 

Vous l’avez compris, c’est ce qui nous permet de nous contrôler.



C’est la machinerie qui nous permet d’utiliser toutes les autres capacités, en fonction de nos besoins. Comme un marionnettiste qui tirerait ses ficelles.


Par exemple : Je dois envoyer un mail important, avant de rentrer et d’acheter une glace à l’Italienne. (Qu’à cause de mon boss je n’ai pas pu manger la dernière fois).


Il me faut donc déjà connaître l’orthographe et me rappeler ce que mon boss m’a dicté (pour cela le petit bonhomme tire sur la ficelle mémoire et langage), heureusement j’ai appris à taper sur un clavier, et je vais vite ( mémoire et motricité). Prendre mon manteau et le mettre avant de sortir (perception et praxie). Me rendre jusqu’au glacier et vérifier qu’il est bien encore ouvert (perception, mobilité) commander ma glace et la payer (langage et motricité). Maintenant j’ai plus qu’à la déguster en faisant attention aux chauffards Sourire bouche bée

 



Grâce au raisonnement on gère plusieurs compétences

 

 


– l’organisation
– la planification
– le jugement
– L’abstraction
– la flexibilité
-l’inhibition
-l’auto-discipline
-raisonnement cohérent
– la créativité

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Troubles neurologiques

 


L’acquisition du développement dans son intégralité, sera souvent la dernière des activités (ou fonctionnements) cognitives que l’on arrivera à acquérir.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 1
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *