Marabel et le Livre du Destin

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Marabel et le Livre du Destin

 

“Marabel n’est pas une princesse comme les autres. Elle n’a ni boucles blondes ni méchante belle-mère et peu de risques d’être capturée par un dragon et délivrée par un prince charmant”.



Voilà l’argument qui m’a fait accepter ce livre
, Marabel et le livre du destin, lorsque Babelio me l’a proposé. Et croyez-moi, j’ai bien fait, car j’ai passé un très bon moment en sa compagnie, malgré un ou deux points un peu plus dérangeants. Allez, on regarde ça en détaille
.

 

Auteur : Tracy Barrett

Genre : jeunesse fantastique

Editeur : Bayard jeunesse

Année d’édition :  7 novembre 2018

Pages : 352

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Synopsis :

Marabel n’est pas une princesse comme les autres. Elle n’a ni boucles blondes ni méchante belle-mère et peu de risques d’être capturée par un dragon et délivrée par un prince charmant. Elle ne figure même pas dans le Livre du Destin, dont les prophéties régissent le royaume.
Son frère jumeau Marco, lui, est l’Élu. Selon le Livre, il succèdera à son père sur le trône de Magikos. Mais sa tante Mab l’enlève le jour de son treizième anniversaire ! Marabel se lance aussitôt à sa recherche. Elle a treize jours pour retrouver son frère…

 

 

Mon avis :

 

« Marabel de Magikos n’était pas le genre de princesse à chercher l’aventure. D’abord, elle n’avait pas d’horrible marâtre qui la forçait à travailler tout le temps ou qui, jalouse de sa beauté, complotait pour la tuer… »

 

 

Pourtant on s’en doute, si le texte commence comme ça, c’est que forcément cette princesse lambda, va en vivre une, et pas des moindres.



Son père a beau être le roi du royaume de Magikos, personne ne prête réellement attention à cette demoiselle comme tout le monde
. Pire, si on la remarque c’est pour son côté garçon manqué.



Tout le monde n’avait d’yeux que pour son frère jumeau Marco. Puisqu’il était l’élu
! Celui que tout le monde attendait depuis des siècles. Celui qui pourrait réunir les deux mondes, Magikos et les Landes. Afin qu’ils redeviennent ce grand pays qu’ils étaient avant qu’un des aïeuls de Marabel, le scinde en deux. Ce dernier détestait la magie, et les êtres magiques. Ainsi il avait mis les « monstres » dans les Landes, et laissé Magikos, sans être magiques. Pire il avait interdit cette dernière.



Depuis les habitants de Magikos, ne font plus rien sans le livre du destin. Il dicte leur fait et gestes
. Or le soir du 13 ème anniversaire des jumeaux, il n’a pas fait mention que Mab, la sœur du roi, qu’il a chassé, de Magikos parce qu’elle avait voulu régner à sa place, Viendrait lui enlever son fils. Ni que Marabel partirait à sa recherche. Est-ce que cela voulait dire que le livre du destin pouvait se tromper ?

Comme on s’y attendait, Marabel part aider son frère. Pour seuls compagnons Ellie, sa suivante est amie. Et Floriano, le licorne de son père, qui en a marre de moisir dans les étables et rêve d’aventure.



Tous les codes du roman jeunesse sont là
. La princesse, orpheline de mère, qui n’a jamais connu cette dernière. L’aventure. Les amis. Notre héroïne est une jeune adolescente présentée comme une anti-héroïne, justement. On retrouve autour d’elle des valeurs sûres, des clins d’œil à droite et à gauche.

Par bien des égards ce livre m’a rappelé, la saga des Royaumes invisibles de Julie Kagawa. On est bien, on est en territoire connu, et tout comme l’auteure de la saga, Tracy Barrett casse les codes que nous connaissons. Les monstres ne se comportent pas tous, comme on s’y attend. Les licornes peuvent être des mâles, un brin égocentrique. Etc.



Franchement j’ai adoré l’univers de l’auteure.
Elle a su me surprendre plus d’une fois. Je me suis laissé bercer par l’histoire. D’autant plus que la plume de L’auteure est très agréable.

 

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Mes passages favoris sont : lorsque le trio doit traverser le pont. Avec ces trois fameuses questions mythiques, qui prennent, ici, des allures burlesques. La réaction des géants face à nos deux amies. L’occasion sans doute de réfléchir à nos propres actes.



D’ailleurs puisqu’on en parle, sans être directement militant, ce livre sait faire passer des messages
. Comme par exemple l’égalité des sexes, et la loi du plus fort, et bien d’autres.

 


Puisque je faisais allusion aux Royaumes invisibles Floriano ferait un parfait Puck, vous savez, que j’adore ce genre de personnage. Alors forcément même si dans la vie, je ne suis pas super fan des licornes. Je ne pouvais pas rester insensible à ce licorne facétieux.

 

 

Marabel et le Livre du destin étaient donc bien partis pour être un coup de cœur. Et pourtant il est resté à l’état de très belles découvertes. Pour des petits riens, qui ont gâché mon plaisir. Le premier, un point que je reproche souvent aux livres jeunesses. La facilité à retourner les situations. Des obstacles qui finissent par plus en être, tant les héros, les passes en trois lignes. J’exagère à peine.



J’apprécie énormément que pour une fois, un roman jeunesse avec une quête soit un one shot.
Par contre, j’ai beaucoup moins apprécié, la fin, qui sans être bâclée à proprement parler. Reste trop facile. Ah ça m’agace je ne peux pas vous dire exactement ce qui ne va pas, sans spoiler, grrr. Disons que j’aurais aimé que l’auteure aille jusqu’au bout de son idée. Et que l’élu se reconnaisse et l’affirme haut et fort.

 

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Vous allez dire que je m’arrête sur des broutilles, mais un moment donné l’auteur évoque des objets de notre siècle. Pas de façon directe, évidemment juste comme si, ce pays un peu magique pouvait les avoir inventés. Je dois être franche avec vous, au début me suis demandé ce que cela fenait faire là. Sa tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Comme si Tracy Barrett avait été en mal d’inspiration, et qu’elle n’avait rien trouvé mieux pour s’en sortir.

 

 

Enfin le troisième et dernier point qui m’a dérangé, c’est Mab, pas une vraie méchante, j’apprécie le point de vue de l’auteure face à cette dernière. Mais la Mab, de la fin, est tellement loin de la Mab, du début. Ce personnage qui m’est presque devenu sympathique aurait mérité d’être plus étoffée. D’accord il ne s’agit que d’un personnage secondaire, mais à côté d’elle, Treffort le dragon est plus développé, même Cornélius l’ogre est plus crédible.

 

 

 

En conclusion :

 

je remercie infiniment le site Babelio et les Éditions Bayard jeunesse de m’avoir proposé ce livre en avant-première. J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce livre malgré les petits détails évoqués plus hauts, reste une très belle découverte. Véritable page-turner, on n’a pas envie de le lâcher avant la fin. L’univers est plaisant, les personnages attachants.
Que dire de l’objet-livre en lui-même, il est juste magnifique, avec son titre en relief, c’est un très bel objet.

 

 

UN DYSLEXIQUE PEUT-IL LIRE FACILEMENT Marabel et le Livre du Destin ?

 

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Oui, la plume de Tracy Barrett est fluide
, certains noms seront peut-être un peu durs à prononcer. Mais rien d’alarmant. Même si Marabel et le livre du destin n’est pas version dys, sa police de caractères est assez grosse. Donc aucun souci.

 

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Cliquez ici si vous souhaiter découvrir la bibliographie de l’auteure 

 

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