Mon défi de bibliothérapie

 

Avril 2016, une Française se promène le long de Buckingham Palace à l’heure de la relève de la garde. Forcément il y a un monde fou.

Comme elle est trop petite, pensez tout juste 1m53, les bras levés, comme dit la pub. Elle décide de grimper sur le mur, séparant les touristes de la rue. Seulement le mur est pratiquement aussi, voire plus haut qu’elle. Fort heureusement des gens l’aide a grimpé quand ils comprennent à quoi correspondent ses pitreries.

Dans son élan elle manque de perdre son sac bandoulière, où se trouve tout son “attirail”, smartphone, appareil photo, trépied, perche (dont elle ne se sert jamais) sa liseuse, qui ne lui sert plus depuis plusieurs mois, mais qui par habitude continue de la suivre fidèlement.

En un geste pas vraiment élégant, il faut bien le dire, la femme de petite taille ramène son sac bandoulière à sa place sur son épaule.


Tellement prise par le spectacle de la garde montée, elle ne voit pas la fameuse liseuse, tomber au sol.
Elle entend bien un homme parler anglais autour d’elle, mais il y a peu de chances qu’il s’adresse à elle, étant donné qu’elle ne connaît personne à Londres.
Elle a tort, puisque peu de temps après il lui tape sur la jambe en lui disant.

 

“excuse me madam, but…… forget….”

Elle le regarde avec de grands yeux avant de lui répondre

“excuse me sir, but my english is very, very, very bad and very, very, very little.”

Elle détourne aussitôt le regard.

“Française, hein ?”

“C’est pas vrai ça, à chaque fois que j’ouvre la bouche, c’est la question qu’on me pose.”

“Vous avez perdu votre livre électronique.”

 

Les rencontres n’arrivent jamais par hasard

 

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’Adam. Nous n’aurions peut-être pas sympathisé s’il n’avait pas décliné son identité. Mais le destin a voulu qu’il soit l’homonyme d’un ami anglais qui vivait en France près de chez moi.
Le nom était le même mais le physique rien à voir ! C’est comme ça que nous avons sympathisé. Nous nous sommes retrouvé autour d’un thé (en Angleterre, ça m’étonne tient) au parc de Greenhouse. Au moment de payer ma consommation, ma liseuse à une nouvelle fois fait mine de vouloir s’échapper de mon sac, ce qui a fait rire Adam.

 

J'ai toujours cru aux rencontres, je sais que ces dernières n'arrivent jamais par hasard

 

“Je ne sais même pas pourquoi je trimbale ce truc.”
“ À quoi tu essaies d’échapper” me demanda-t-il à peine installé à table. J’avais beau lui répéter que je n’échappais à rien. Il ne me croyait pas.
J’ai toujours cru aux rencontres, je sais que ces dernières n’arrivent jamais par hasard. Nous avons d’abord échangé des banalités, puis il me dit
“Tu n’es pas divorcé hein, alors c’est quoi le problème .”

Il m’avait pris de cours. Il avait remarqué mon alliance, qu’il pointa de son doigt, et, je cite, “mon air triste”. “Si tu étais divorcée la première chose que tu aurais enlevée, c’est le bague”.
Je lui avouais, donc que j’avais perdu mon mari quelques mois plus tôt et que j’avais pris la décision de partir faire le tour du monde dont nous rêvions, comme ça, sur un coup de tête. Lorsque je lui ai révélé qu’hormis l’Angleterre, j’avais d’abord fait Jersey, et Guernesey, et que cela faisait seulement un mois que je voyageais. Il me demanda aussitôt pourquoi je n’avais pas fait comme tous les tours du mondistes que je n’étais pas parti pour une destination plus exotique.


“Pourquoi, t’es de la police ?”

 

En riant, il me dit “non je suis bibliothérapeute”. Mes yeux se sont écarquillés. “Vraiment ?”, il me fit oui de la tête. Puis se fût à mon tour, de lui poser des questions sur ce drôle de métier. Nous avons pris un second thé, et passé une seconde heure ensemble. Après quoi, avant de nous quitter il regarda ma liste de livres sur ma liseuse, fit la moue, je crois qu’il n’osait pas dire sa déception, il ne m’indiqua pas une liste, mais m’imposa un livre, juste un. Nous devions nous revoir quelques jours, plus tard, avant mon départ pour la France. D’ici  là je devais avoir lu au moins trois chapitres, pour que nous puissions en parler ensemble.

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J'avais l'impression de ne plus avoir d'identité

 

C’est ce que nous avons fait. J’étais surprise de constater qu’après tous ces mois de panne littéraire, ma passion m’était revenue. Certes pas aussi fort qu’avant. Avant l’aggravation de la santé et le décès de mon mari. Je pouvais lire jusqu’à 150 livres par an, malgré ma dyslexie. J’adorais lire. Aussi perdre ma plus grande passion, en plus de mon conjoint fut comme si j’avais tout perdu d’un coup. J’avais l’impression de ne plus avoir d’identité.
Adam m’avait prévenu que ce serait long avant que je retrouve mon rythme de lecture que j’avais auparavant, qu’il aurait fallu d’autres séances, mais qu’il ne s’inquiétait pas pour moi. Si vous voulez mon avis, il devait être un peu visionnaire en plus d’être bibliothérapeute. Car il m’avait prévenu que je ne finirais jamais ce fameux tour du monde.

 

“Ce que je vais te dire, ne va sûrement pas te plaire, mais je ne pense pas que tu repartiras de le France, ton voyage s’arrête ici. Tu ne feras pas de tour du monde, mais tu feras quelque chose de plus grande encore.”

Lorsque j’ai décidé en septembre 2017 de devenir blogueuse professionnelle, j’avais dans l’idée de parler de bibliothérapie, d’ailleurs dans mes chroniques littéraires de l’époque, (sur mon premier blog, “Mickaéline et ses livres” j’avais commencé à marquer les points sur lesquels le livre pouvait aider. Je n’ai pas poursuivi dans cette voie, d’une part parce que n’y connaissant rien je ne me sentais pas légitime, d’autre part, il me fallait déjà travailler en profondeur sur moi-même, sinon comment aider les autres ? Mais ça comme vous avez pu le lire dans présentation, je ne l’ai compris que bien plus tard.

Est-ce que je n’avais vraiment pas envie de repartir, ou est-ce que c’était parce qu’Adam m’avait dit cela que je suis restée en France ? Je ne crois pas en avoir eu vraiment envie. J’avais grâce à lui, commencé un processus de changement, mais si j’aspirais profondément à une autre vie, je me rendis compte bien vite que l’itinérance en solitaire n’était pas pour moi. Le bonheur que j’éprouve depuis un an à vivre dans Suzie ma tiny caravane en est la preuve.

 

Peut-on aider les enfants dys avec la bibliothérapie ?

 

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Depuis bientôt une année que je vous parle de dyslexie, que j’aide des enfants dys, et que j’interviens dans les écoles. Je mets en place un certain nombre de choses, leur permettant de mieux vivre avec leur trouble(s) je ne leur propose pas de solutions miracles, car il n’y en a pas. Ils devront vivre, avec, toute leur vie, mais on peut être dys et avoir une vie fantastique, il y a de nombreux exemples tout autour de nous. Spielberg n’est pas une exception.

C’est dans cette optique et en parlant et suivant d’autres bibliothérapeutes, comme les blogueuses Aline du blog des livres pour cheminer et Sarah du blog apprentisagedelalecture, que je me suis demandée si la bibliothérapie pouvait aider les enfants, en particulier les enfants souffrant de troubles dys à mieux vivre.

La réponse est oui ! Dès lors j’ai décidé de me former. J’ai devant moi tout un été. Il ne reste que quelques jours avant les grandes vacances, soit huit semaines afin d’être au top pour la rentrée. Vous pourrez bien évidemment suivre mon évolution sur le blog, dans la catégorie bien-être. Mon but reste toujours le même, aider les enfants à être mieux dans leurs basquettes, même si à la fin de ma formation, je pourrais également accompagner les parents et enseignants qui le souhaitent  Smile

Pour que vous puissiez suivre mon évolution, je vous écrirais au minimum un article par semaine traitant de la bibliothérapie sous toutes ses formes.
Enfin je vous donnerai également des fiches de lecture, concernant mes lectures. Je vous rappelle que si vous voulez suivre mes progressions littéraires, vous avez à votre disposition mon compte Instagram et la page FB du blog. De plus vous avez à votre disposition un groupe FB traitant de la bibliothérapie et de livre en général, pour vous inspirer

Winking smile

J’espère sincèrement que vous trouverez votre bonheur avec cette nouvelle catégorie du blog.

 

Le mot thérapie et la réglementation Française.



En France seuls les professionnels de la santé ont le droit de porter le titre de thérapeute
. C’est sans doute pourquoi les rares bibliothérapeutes reconnus se comptes sur les doigts d’une main, et que seulement deux d’entre eux, le sont de façons médiatiques. Il n’existe aucun certificat, ni examen prétendant que vous êtes bibliothérapeute. Il faut donc se former auprès des professionnels existants. Il faut également savoir, que, comme à chaque fois dans le domaine du bien (mieux) être, le pratiquant exerce avec sa propre sensibilité, par conséquent si la bibliothérapie à la même racine, il existe autant de thérapie que de thérapeute.


Pour ma part, vous l’aurez compris, à la fin de mes deux mois de formation, si ma formatrice me trouve apte, je n’aurais pas le droit de porter officiellement le titre de Bibliothérapeute, mais j’aurais le droit de faire de la bibliothérapie ! Ah la France et ses subtilités ! Comme je n’aime pas le mot coach, (mais ça vous le savez déjà si vous me suivez), je deviendrais donc accompagnatrice en mieux être par les livres.
Voilà vous savez tout. Si vous saviez ce que je me sens heureuse de pouvoir mettre à profit ma passion pour les livres.

Smile

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