Nevermoor T.1 Les défis de Morrigane Crow

Nevermoor T1

Auteur: Jessica Townsend

Genre : Fantasy, jeunesse

Edition : Pocket Jeunesse
Sortie, le 04/11/2018
Pages : 480
Prix : 17,90 euros

Age : dès 9 ans
*Commander sur amazon : Nevermoor T.1 les défi de Morrigan Crow

 

Morrigane le regarda, incrédule. Elle se demanda un instant si c'était raisonnable d'être passée à travers une horloge dans un autre pays pour aller vivre avec un fou dans son hôtel.

 

Résumé :

Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses :
1. Elle est maudite.
2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
Son cercueil l’attend.
Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l’emmène dans le royaume magique de Nevermoor…

 

Mon avis :

Pourquoi ce livre

Ce livre me faisait de l’œil depuis sa sortie, ou du moins depuis le salon du livre jeunesse de Montreuil 2018. On pouvait guère l’ignorer puisque les éditions PKJ (pocket jeunesse) s’étaient auréolées de parapluies et de guirlandes lumineuses. Si je n’ai pas cédé à la tentation lors du salon, c’est pour la principale raison que mon blocage littéraire n’était pas encore fini. Je m’étais promis de découvrir la saga une fois cette dernière terminée. (la patience ne fait pas partie de mes traits de qualité.).

Puis finalement mon blocage étant parti comme il était venu, je me suis remise à lire. Un matin, alors que je visionnais la vidéo d’une amie tout en déjeunant, elle y parlait du tome 2 de Nevermoor, argumentant qu’elle le préférait au premier tome.

Pour la petite histoire, j’avais oublié le livre de ma lecture en cours au resto. Qu’à cela, ne tienne, je téléchargeais aussitôt le premier tome de Nevermoor, à la fois en numérique puis en audio. Jusque-là, j’étais assez frileuse quant à ce support. Mais depuis que je fais plus d’une heure de route, aller-retour pour me rendre au resto, j’apprécie d’écouter un livre pendant mon trajet.

Je ne sais pas vous, mais moi en regardant cette sublime couverture, je ne peux m’empêcher de faire un petit lien même infime à Mary Poppins. Oui, je sais, je suis faible devant les belles couvertures.

 

De façon générale :

 

Je reproche souvent aux premiers tomes de s’éterniser, d’être long à capter notre intérêt. Ici rien de tout cela. Au contraire dès les premiers chapitres, j’ai été captivée par l’histoire et ses personnages.

Comment ne pas s’attacher à Morrigan, condamnée à mourir juste parce qu’elle est née le jour du Merveillon il y a presque 11 ans. C’est déjà lourd à porter, mais quand en plus on vous annonce que pour la même raison vous êtes maudite… Son entourage et son peuple usant à loisir du “Faut bien trouver un responsable” à chaque fois que quelque chose ne se déroule pas correctement on accuse aussitôt Morrigan. Les confitures sont ratées, c’est à cause de Morrigan qui est passée non loin de là. Le chat est mort, c’est à cause de Morrigan parce qu’elle l’aimait bien, ce chat. Il se met soudain à pleuvoir des cordes, une tempête, c’est à cause de Morrigan parce qu’elle appréciait le rayon de soleil juste avant.

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Prenez garde si toutefois elle vous souhaite une bonne journée, ou tout autre souhait que l’on use à longueur de journée !

Comme en plus, son père est un homme influent, on exige que Morrigan s’excuse à chaque incident, et que ce dernier sorte son porte-monnaie, bien entendu. Lors de ces séances d’écriture où la jeune fille doit rédiger des lettres d’excuses, on découvre une Morrigan pleine de vie et d’espièglerie, dès lors, j’ai su que je l’aimerai et qu’elle avait un réel potentiel.

Logiquement, la jeune fille aurait dû avoir une année supplémentaire de vie, tous les spécialistes étant unanimes le prochain Merveillon ne devrait avoir lieu que l’année de ses 12 ans. Mais que voulez-vous, quand on est maudit, on l’est jusqu’au bout. Il ne reste plus que quelques jours à Morrigan non seulement avant son onzième anniversaire, mais également pour sa mort futur. Bien que le sujet soit tabou, cela n’empêche pas sa belle-mère de commander son cercueil. (quelle charmante personne !)

C’était sans compter sur Jupiter Nord, de Nevermoor qui décida de devenir le mécène de la jeune fille.

Par un nombre incalculable de passe-passe, il subtilise la jeune fille et l’emmène dans son hôtel particulier de Nevermoor. La jeune Morrigan doit lui succéder, mais pour cela, il lui faut intégrer la prestigieuse société Wundrous, pour ce faire elle devra passer les épreuves de sélection.
Quand on parle d’épreuve dans un livre jeunesse, on s’attend à ce que l’auteur gère la situation avec bien trop de facilité. Détrompez-vous, ici Jessica Townsen jouera avec vos nerfs. (et ceux de Morrigan) Croyez-moi, elle ne facilite absolument pas la vie de son héroïne, ou devrais-je dire plutôt de son anti-héroïne. Puisque dans un ouvrage à l’univers fantastique, on s’attend en toute logique à trouver un héros ou une héroïne avec un réel talent.

C’est d’ailleurs une des conditions pour entrer dans la société Wundrous. Hors Morrigan n’en possèdes aucun, hormis celui de porter malheur.
Alors que ce tome était bien parti pour être un coup de cœur, j’ai pris une claque monumentale à l’occasion du dernier défi, au chapitre intitulé “les tricheurs”. Je suis restée abasourdie, je ne voulais pas croire ce que je venais de lire. Quoi !? Et c’est tout ?! Me suis-je écriée.

Je venais sans m’en rendre compte de tomber les deux pieds dans le piège tendu par l’auteure. J’aurai pu trouver cela ingénieux, si je ne m’étais pas tant attachée à Morrigan, et si le mal infligée à la jeune héroïne m’avait ramené à mes propres années d’école, lorsque l’on me jugeait à cause de ma dyslexie.

J’étais à deux doigts de refermer le livre et de l’abandonner. Comment l’auteure pouvait elle se foutre de nous à ce point.

Heureusement, à la place, j’ai tourné la page suivante. Moi aussi, je voulais connaître les explications de Jupiter, et elles avaient intérêt à tenir la route !
Pour les tenir, elles les tenaient. Malheureusement sous risque de vous spoiler, je ne peux vous en dire plus à ce sujet.

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Continuons sur le même registre, c’est-à-dire : dans ce qui m’a le moins convaincu dans ce premier tome.

Je n’ai pas compris pourquoi l’auteure conserve Halloween et Noël. Encore que pour Halloween, je fermerais plus facilement les yeux, étant donné qu’elle ne l’appelle pas de la même façon, la manière dont elle le décrit peut s’accorder avec le reste. Mais Noël, je suis désolée ça ne passe pas. Pas si l’on reprend l’origine de ce dernier.

Suite à la lecture de ce passage, je me suis interrogée sur l’univers complexe de l’auteure. Sommes nous dans une dystopie avec un univers parallèle plus fantastique. À l’image des moldus et des sorciers (cf Harry Potter) ? Où comme je le présumais au départ dans un monde créé entièrement par l’auteure. Dans ce cas, pourquoi garder cette fête. (qui pourtant est celle de l’année que je préfère.).

En commençant ma lecture, j’ignorais que la critique et la maison d’édition comparaît Nevermoor à la saga Harry Potter. Pourtant c’est bien à ce dernier que me faisait penser ma lecture, pour cause Jessica Townsend suit les codes de la littérature jeunesse, tout comme J.K Rowling les avait suivit.
Il faut reconnaître également que Morrigan, (Mor comme dirait Jupiter), est aussi attachante qu’Harry, souffrant des mêmes lacunes et ayant les mêmes qualités que le petit sorcier à lunette.

Un mot sur les personnages

L’hôtel Deucalion en est le Poudlard. Tout comme j’aime la fameuse école de sorcellerie, j’aime l’hôtel de Jupiter. Mais ce que j’aime par dessus tout au Deucalion c’est Fen (Fenestra de son vrai nom) Fen est ce qu’on appelle une magnifichat, c’est à dire un chat géant et magnifique, au caractère bien trempé, au langage tranchant, le tout enrobé d’un cœur d’or, ne vous y trompez pas. Peut-être ne le savez vous pas, mais nous les dyslexiques avons l’avantage, ou l’inconvénient, suivant comment on se place de “lire en image”, lorsqu’on lit, c’est comme si nous regardions un film. Alors Fen à aussitôt pris l’apparence de mon Mainecoon (pour vous faire une idée de ce dernier vous pouvez consulter mon compte Instagram). Depuis ma lecture, je donne régulièrement le surnom de Magnifichat à mon propre chat.

Que serait le monde sans l’amitié ! Hawthorne est le meilleur ami de Morrigan et mon chouchou. Malicieux, intrépide, un personnage haut en couleur comme je les aime. Une fois de plus, je ne peux m’empêcher de faire une comparaison, car Hawthorne m’a souvent fait penser à Ron. Ils sont aussi drôles l’un que l’autre, dans l’ombre des personnages principaux tout en sachant mettre ces derniers en valeur. Il est un allié sûr pour Morrigan.
Dans la saga Nevermoor, les personnages sont nombreux, tous vous les détailler reviendrait à vous dresser une liste soporifique. Pourtant, j’ai envie de vous parler de Clarence, c’est le personnage qui m’a le plus bluffé, je suis restée médusée à la suite de la révélation de son talent. Tout au long du livre, je l’ai tour à tour aimé, puis détesté, eu envie de la serrer dans mes bras, et de la baffer. Je me suis même demandé un moment donné, si elle n’était pas légèrement timbrée. Mais dès l’instant où j’ai su son secret, je n’ai pu m’empêcher de sourire. C’était certain, j’allais aimer Clarence.
Puis vient les personnages qui m’intriguent, et dont j’attends plus de révélations dans les futurs tomes. Dame Chanda, la cantatrice, je n’arrive pas à savoir si elle est vraiment sincère ou si elle est faussement gentille. L’excentrique vampire nain, Franck, aussi hilarant, qu’énigmatique.
Enfin les deux personnages que je trouvais encore ambiguë à la lecture de ce premier tome, alors que pourtant, ils tiennent une place de choix, sont Jupiter et son neveu Jack. Je pense avoir cerné le second avec la suite de Nevermoor. Mais Jupiter reste une énigme. J’ai l’impression qu’il cache bien des choses, bonnes ou mauvaises ? L’avenir nous le dira.

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En un mot

Pour conclure, je me suis plongée dans cette histoire avec délice. Dès les premières pages, l’auteure m’a envoûté, j’avais tellement de mal à lâcher ce premier tome de Nevermoor, que je l’ai également télécharger en audio. D’ailleurs, puisqu’on en parle, j’ai adoré l’interprétation d’Helena Coppejans. C’est la voix parfaite pour les personnages, ou du moins celle qu’ils prenaient lors de ma lecture numérique. En plus, l’élocution d’Helena Coppejans est agréable et audible.
Nevermoor est une histoire passionnante et envoûtante, je reconnais cependant que certains mots peuvent être difficiles pour les enfants DYS, ou moins bons lecteurs. Je vous conseil alors vivement la version audio qui est de très très bonne qualité.

Travailler avec ce livre :

Avec ce livre, vous pouvez travailler sur la confiance en soi. La persévérance et l’amitié. Ainsi que sur la fidélité, les préjugés :

Morrigane est une sans papier dans le monde de Nevermoor et ses ennemis sauront le lui rappeler, s’ils le pouvaient ils la renverrait illico dans son monde, malgré la menace de mort qui plane au dessus d’elle.

Nevermoor T.1 Les défis de Morrigane Crow et les dyslexiques.

C’est un ouvrage volumineux, bien que le style soit simple et fluide, il peut y avoir quelques mots plus difficiles pour un enfant dys, mais rien d’insurmontable, s’il est déjà bon lecteur.

Dans le cas contraire, je vous recommande la version audio qui est tout aussi passionnante, et de très bonne qualité.

 

Un formidable livre, auquel il ne manque vraiment pas grand chose afin d’être un coup de cœur. Je ne peux que vous le conseiller.

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