Pourquoi est-ce important de savoir si votre enfant a un trouble d’apprentissage ou non ?

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Cet article est une fois de plus la suite des deux précédents. Une fois de plus je tiens à m’excuser, j’aurais dû vous les écrire bien plus tôt.


Avez-vous remarqué cette chose étrange, lorsqu’on achète un nouvel objet de décoration, on ne voit que lui dans la maison. Puis à la longue, il est toujours là, on passe devant régulièrement, mais on ne le voie plus. En réalité, c’est qu’on y fait plus attention.


C’est bête je sais, mais mes troubles DYS, et ceux de mon fils, sont comme ces objets, je suis tellement habituée à vivre avec, tellement habituée à composer avec eux. Que j’en ai oublié que pour vous cela pouvait-être différent.

J’ai une amie littéraire, une femme formidable, qui a choisi l’unschooling, ou l’IEF si vous préférez, ce malgré son handicap. L’autre jour à la suite de mon article sur l’adolescent dyslexique, comment l’aider, elle m’a avoué avoir des doutes sur son enfant âgé de 7 et demi, il n’a jamais été diagnostiqué, et ne souhaite pas le faire tester. Elle a peur de « l’étiquette ». Lorsque vous êtes en fauteuil roulant, le regard des autres n’est pas évident, elle souffre énormément de son étiquette « de handicapée ». Même si je pense qu’elle a tort puisqu’elle est géniale. Je ne peux que la comprendre, moi-même je n’ai avoué être multi DYS, qu’en 2017, alors que je suis blogueuse littéraire depuis 2011 !

 

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La dyslexie n’est pas visible à l’œil nu

 

Si mon amie ne peut pas cacher son handicap, les troubles DYS ne se voient pas à l’œil nu. Ce qui permet malheureusement à de nombreux enfants, de le cacher, et de souffrir dans leur coin. Car ils seront souvent considérés comme des cancres, des faignants, ou des perturbateurs.

 

Il semble que ce soit une tendance générale, en ce moment, les gens refusent les étiquettes. Ils ne veulent pas être mis dans telle ou telle catégorie. Remarquez que je ne juge pas, et que je comprends très bien les parents, qui ne souhaite pas qu’on mette une étiquette DYS sur leurs enfants.


Cependant pour avoir fait partie de la catégorie des DYS qui s’ignore, puisque je n’ai pu mettre un nom sur mes problèmes, qu’à l’âge adulte. Je connais donc bien la souffrance des enfants non diagnostiqués et scolarisés. Le résultat de cette réticence à étiqueter est que, sans une forme de diagnostic qui reconnaît publiquement, votre enfant comme dyslexique (et troubles dépendant de celle-ci), il ne pourra jamais recevoir de l’aide à laquelle il a droit de la part de l’éducation, et des autorités compétentes. Peu importe l’ampleur de leur dyslexie ou de leurs difficultés d’apprentissage, ne voudriez-vous pas qu’ils reçoivent toute l’assistance disponible pendant leur scolarité ?

 

Cependant le dépistage est long et laborieux. En définitive, c’est à vous parents de choisir si votre enfant sera testé ou non et si vous souhaitez qu’une étiquette soit apposée ou non.


Malgré tout, ne perdez pas l’occasion d’aider votre enfant le plus tôt possible. Il vaut mieux passer pour un parent envahissant, et apporter une aide précieuse, que de vouloir être cool et de ne rien faire, au risque qu’il souffre en silence.


N’oubliez pas que de nombreux experts définissent la dyslexie comme un problème complexe de traitement du cerveau, qui doit être diagnostiqué avec précision par des spécialistes possédant les qualifications appropriées. Lorsque votre enfant est à l’école dans sa classe, la plupart des enseignants ne voient que leur comportement et le travail scolaire qu’ils produisent. Cela peut illustrer les symptômes de certains problèmes de traitement du cerveau, mais ce n’est pas et ne sera jamais un moyen précis de diagnostiquer la dyslexie.

Qui est qualifié pour prescrire des tests à votre enfant pour la dyslexie ?

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Avant le CE2 on parle de prédisposition à la dyslexie

Un enseignant ou un conseiller en soutien à l’apprentissage à l’école possédant les qualifications appropriées. Cependant n’oubliez pas qu’avant le CE2 on parle de prédisposition à la dyslexie. Comme toujours plus l’enfant est pris en charge de bonne heure, mieux c’est. Je vous disais dans l’article d’hier, sur les tests d’auditions, que mon fils a eu petit des otites à répétitions. Lorsqu’il est entré en petite section, il parlait très mal. Bien qu’il allât deux fois par semaine à la crèche. Personne n’a remarqué, ni ne se doutait qu’il avait des otites séreuses internes, même pas son pédiatre. Comme on me rabâchait à longueur de temps, qu’il ne pouvait pas être en avance sur tout, je ne m’inquiétais pas plus que cela. Alors même si je suis contre l’éducation nationale, je dois reconnaître que sans sa maîtresse de petite section, qui nous a alerté, nous n’aurions peut-être pas mis en place, tout le nécessaire de suivi à temps.

Un pédiatre du développement, mais vous aurez peut-être besoin d’une recommandation de votre médecin de famille.

Votre médecin traitant, en effet, qui mieux qu’un médecin de famille connaît les antécédents de l’enfants, surtout si ce dernier le suit depuis sa naissance.

– Un psychologue spécialisé dans le développement de l’enfant

– Un neuropsychologue éducatif.

– Un psychologue de l’éducation, qui peut être affecté à vous aider par le biais de l’éducation nationale de votre département

– Un hôpital pour enfants aura souvent un département spécifiquement destiné aux enfants ayant des troubles de développement ou des troubles d’apprentissages spécifiques, où tous les spécialistes appropriés sont disponibles. Cela peut comprendre des pédiatres, des psychologues, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des physiothérapeutes, des infirmières, des enseignants et autres. Ces départements ont souvent des liens étroits avec les autorités éducatives, cela signifie que vous n’avez pas besoin de passer d’autres tests. Le dossier de votre enfant sera complet couvrant tous les aspects du trouble d’apprentissage de ce dernier, et le suivra de service en service.

– Une clinique privée spécialisée dans le diagnostic des troubles du développement et de l’apprentissage des enfants, en particulier de la dyslexie.

Les évaluations de la dyslexie sont la clé pour optimiser le soutien scolaire, le financement public et les aménagements pédagogiques permettant à votre enfant d’obtenir les meilleurs résultats scolaires possibles. Même si je vous le rappel se n’est jamais évident, et qu’il faut parfois beaucoup se battre, c’est là que tout le travail effectué en amont avec le dossier et votre petit cahier, prend tout son sens.

 

Pour vous aider au mieux, je me suis basée sur deux sites référents pour la fin de cet article

 FFdys.com et hizy.org

Qu’est-ce qu’un bilan pluridisciplinaire ?

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Connaître les troubles de l’apprentissage, afin d’aider l’enfant

Le bilan pluridisciplinaire fait intervenir plusieurs branches de la santé : orthophoniste, neuropsychologue, psychologue clinicien, psychomotricien, ergothérapeute ou encore ophtalmologiste, en fonction des symptômes de l’enfant. Il est généralement demandé par un médecin à qui on remet tous les résultats. La majeure partie du temps il s’agit du médecin coordonnateur.

 

 

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Le rôle du médecin coordonnateur

 

Selon les résultats du bilan pluridisciplinaire, l’enfant dys sera suivi par différents professionnels.

Le médecin coordonnateur, est le principal interlocuteur de la famille, ce peut être le neuropédiatre ou un pédopsychiatre.

Il prescrira des séances de rééducation chez plusieurs spécialistes selon les troubles observés, il fera le lien entre eux et synthétisera l’ensemble des informations concernant votre enfant.

Outre le fait d’assurer le suivi global il vérifie la qualité de l’accompagnement afin que chacun se complète mais ne se contredise pas.

Le médecin coordonnateur, est également là pour mettre en place, les ajustements de traitement.

Au cours de son parcours, un enfant peu avoir besoin d’un professionnel de la santé supplémentaire. Pour ne pas surcharger l’enfant, le médecin peut décider d’alléger son patient d’une autre spécialité, du moins provisoirement.

Dans tous les cas, le suivi dépend de la pathologie de l’enfant, de son âge et de ses attentes. Une fonction n’est pas ou plus utile à sa vie quotidienne et à ses objectifs professionnels ? Inutile alors de l’entraîner : « Un enfant dysgraphique de CE1 aura besoin de l’aide d’un psychomotricien pour écrire, explique ainsi Céline Bestoso, orthophoniste au cabinet EMA. Mais s’il est en 5e, il peut être plus judicieux de faire appel à un ergothérapeute, qui lui apprendra à travailler sur ordinateur. »

 

Chaque bilan a sa spécificité.

 

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Chaque bilan a sa spécificité

Le bilan ergothérapique


Il concerne :
– la motricité, des préhensions jusqu’aux praxies (dans lesquelles le graphisme, le dessin, l’écriture, la copie de figures seront explorés en détail) ;
– l’exploration visuelle et les stratégies ;
– les perceptions visuelles et tactiles ;
– l’organisation spatiale ;
– l’autonomie de vie quotidienne, des capacités fonctionnelles à l’utilisation des aides techniques.

Rééducateur du geste, l’ergothérapeute peut aider l’élève dys à acquérir une plus grande autonomie au quotidien et favorise l’adaptation de l’environnement aux troubles dys constatés. A l’instar des autres praticiens concernés, son travail consiste, selon la situation de l’enfant, soit à proposer une rééducation des praxies (mouvements coordonnés volontaires, effectués dans un but précis), soit à pallier les difficultés constatées par des outils choisis en fonction des objectifs visés : ordinateur, logiciel spécifique, synthèse vocale, support visuellement adapté, lettres magnétiques, etc.

Le bilan neuropsychologique


Il vise à repérer les processus mentaux propres à la personne. Dans le cadre de la recherche de l’efficience intellectuelle, il met en évidence les modules déficitaires et les modules de bonnes compétences. Faisant parfois apparaître certaines dissociations qui participent de façon essentielle à la pause du diagnostic.
Il concerne la mémoire à court et à long terme, l’attention, le langage oral et écrit, les fonctions exécutives ainsi que toutes les fonctions instrumentales.

Le bilan orthophonique


Professionnel de la communication, l’orthophoniste s’intéresse aux troubles du langage écrit et oral comme aux troubles logico-mathématiques. Il prend également en charge les problèmes de déglutition, la manière de poser sa voix ou encore la connaissance des codes sociaux permettant de s’intégrer à un groupe. Son intervention sera particulièrement nécessaire pour des élèves dyslexiques et dysphasiques

Le bilan pédopsychiatrique


Il concerne les troubles du développement psycho-affectif ou psychologique comme l’anxiété ou les états dépressifs.

Le  bilan neurologique pédiatrique


Il se déroule sous forme d’entretien avec un examen clinique et des tests de dépistage.
Des bilans complémentaires neurobiologiques ou génétiques peuvent être aussi demandés.

L’orthoptiste : les troubles de la perception visuelle

Spécialiste de la vision, l’orthoptiste est parfois sollicité en cas de troubles neurovisuels ou visuo-attentionnels : il travaillera notamment l’acuité visuelle de l’enfant, la qualité et la maîtrise de ses mouvements oculaires, la coordination œil-main, la discrimination visuelle (reconnaissance des lettres et de l’ordre dans lequel elles sont placées, comparaison).

Le psychologue et le neuropsychologue : mieux vivre avec son trouble dys

Un psychologue peut être utile pour accompagner l’enfant dys, souvent stigmatisé du fait de son trouble ou en proie au découragement si son apprentissage se déroule mal. A force de se trouver en situation d’échec et si ses efforts ne sont pas récompensés, l’enfant risque en effet de présenter une baisse progressive de l’estime de lui-même. En outre, « lorsqu’il n’a pas été pris en charge assez tôt, il arrive qu’il adopte un comportement perturbateur, indique David Da Rin : s’il vit une situation d’échec sur le plan scolaire et qu’il n’y trouve aucune valorisation, cela peut être pour lui une manière d’être reconnu positivement par ses camarades. »

Un psychologue spécialisé dans l’étude des fonctions cognitives – ou neuropsychologue – connaît particulièrement bien les pathologies neurodéveloppementales que sont les troubles dys. Il cherche à comprendre et à faire comprendre au patient dys « quel est son trouble et à quel moment il se manifeste », continue le spécialiste. Au travers de jeux de rôles par exemple, il aide l’enfant à savoir comment réagir dans telle ou telle situation et quelles ressources mobiliser pour y parvenir. Au fil des mois, le patient apprend à « cerner ce qui lui correspond et à généraliser une attitude travaillée en séance pour l’appliquer à sa vie quotidienne. »

 

J’espère que cet article vous aidera

Je ne suis pas infaillible et j’en ai sans doute oublié, alors n’hésitez pas à commenter cet article afin d’aider d’autres familles d’enfants DYS.

 

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