Regarde nos chemins se sont fermés

Auteur : Françoise Xenakis

Genre : Autobiographie

Editeur : Albin Michel

Année d’édition : avril 2002

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Synopsis :

 

Un jour d’été, l’époux, l’ami depuis plus de cinquante ans, se perd et ne

retrouve plus la sente qu’il a tracée dans les montagnes de Corse. C’est le

début, à  travers la maladie, d’un isolement et d’un silence qui l’excluent peu à peu de toute vie. La femme raconte ses appels de nuit chez les pompiers, le service d’urgence de l’hôpital où les médecins le soignent du mieux qu’ils

savent et où errent entre les brancards des grands malades, les excités, les

clochards, les rejetés de partout.

Au long de ce récit si pudique et si sincère, Françoise Xenakis exprime une infinie tendresse, une immense compassion pour tous ces meurtris. Grâce à  ses mots -aigus et son humour inébranlable, on rit, on s’énerve, on est outré, attendri, bouleversé.

Un chant d’amour offert à  l’homme malade, mais aussi à  ces médecins et infirmiers qui, dans le ventre de cet hôpital hors d’âge, s’usent, jours après

nuits, à  sauver le patient qui souffre, à  sourire à  un trop perdu …

 

 

Mon avis sur Regarde nos chemins se sont fermés

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Les rôles de ma vie

Avec ce livre Françoise Xénakis achève la série de livre consacrée à son mari.

Elle y décrit sa lente dégradation, cet artiste, compositeur émérite, que la maladie détruit à petit feu. Elle, l’épouse, l’amie, nous livre tout son amour dans ce court ouvrage.

Derrière cette phrase “Il m’a faite, il m’a tout donné”, on ressent la profondeur de son amour et de son admiration, pour cet homme, qui fût son mari, son ami, et son amant.

Jamais elle ne se résoudra à “le laisser quelque part” comme le conseil son entourage, même si sa propre vie se résume à de longues séries d’appels au 18. Elle ira jusqu’au bout, à ses côtés.

Par la force des choses , les lieux et les gens lui deviendront familiers. Le personnel soignant bien évidemment, mais également les autres habitués des urgences.

C’est une magnifique ode à la vie, à l’amour ainsi qu’une ovation pour tous ces hommes et ces femmes “en blanc” qui se dévouent jour et nuit, et qui n’obtiennent bien souvent aucune reconnaissance voire même du mépris. Que nous conte là Françoise Xenakis. N’oculatant pas dans cet hommage les pompiers.

Le texte est vraiment agréable, à travers les mots on l’imagine derrière son bureau laissant affluer les souvenirs, dans l’éternelle salle d’attente, prenant des notes. Il est parfois décousu comme si les souvenirs se bousculaient sans qu’elles puissent en maîtriser le flot.

Alors quand ce dernier se fait trop lourd, elle glisse de si delà quelques bribes de ses autres romans, ceux qui racontent leur vie, d’avant la maladie.

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  lettre au père
Je suis tombée sur ce livre, par hasard alors que je cherchais un autre ouvrage du même auteure,  je ne regrette absolument pas ma lecture.
Si j’y ai décelé une ou deux longueurs ce n’est que celles, provoquées par ce mal cruel dont était atteint, Iannis Xenakis.

 

 

Pour aller plus loin :

À lire si : Les histoires poignantes, les belles histoires d’amour.

 

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